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Conditions problématiques dans le marché immobilier canadien, selon la SCHL

Des « signes élevés de conditions problématiques » continuent de planer sur le marché canadien de l'habitation alors que la forte croissance des prix à Vancouver et à Toronto s'étend maintenant à des centres voisins, a souligné la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL), jeudi.

Selon elle, les conditions problématiques les plus courantes dans les 15 centres urbains qu'elle a étudiés « demeurent la surévaluation et la construction excessive ». Une telle situation survient lorsque le prix des maisons n'est pas pleinement soutenu par les facteurs fondamentaux, par exemple le revenu, les taux hypothécaires et la population.

En octobre, la SCHL avait élevé son évaluation du risque pour le marché de l'habitation canadien, jugeant que les signes de conditions problématiques étaient élevés.

Ces signes demeurent élevés à Vancouver, à Victoria, à Saskatoon, à Regina, à Toronto et à Hamilton, mais ils sont modérés à Montréal, à Québec, à Edmonton, à Calgary et à Winnipeg.

Pour la région montréalaise, la SCHL souligne que « l'augmentation des prix demeure modeste, bien que le récent resserrement du marché ait accentué la hausse des prix ». Elle ajoute que « le taux d'inoccupation s'est stabilisé en octobre 2016, et les stocks de copropriétés achevées et invendues ont continué de diminuer par rapport à leurs niveaux élevés antérieurs ».

La région de Québec montre des signes modérés en raison du moins grand nombre de personnes âgées de 25 à 34 ans qui ont accédé à la propriété et « de la progression relativement modeste du revenu personnel disponible ».

Les signes de conditions problématiques sont faibles à Ottawa et à Moncton. Dans la capitale nationale, la SCHL souligne que « les stocks de logements ont chuté depuis février 2016 », tandis que dans la ville acadienne, « l'afflux de réfugiés syriens l'hiver dernier a fait croître la population de Moncton et diminuer le taux d'inoccupation des appartements ».

La SCHL rappelle que son Évaluation du marché de l'habitation (EMH) agit comme un système d'avertissement anticipé qui permet de prévenir les Canadiens des aspects préoccupants qui émergent sur les marchés de l'habitation, pour qu'ils puissent agir de manière à favoriser la stabilité du marché.

« L'accélération des prix observée à Vancouver, à Victoria, à Toronto et à Hamilton indique que la croissance des prix des habitations pourrait être alimentée par la spéculation, car son rythme est plus rapide que celui pouvant être soutenu par des facteurs économiques fondamentaux comme la migration, l'emploi et le revenu. Pour cette raison, les acheteurs devraient veiller à ce que le logement choisi corresponde à leurs besoins, tout en tenant compte des perspectives à long terme sur le marché », a déclaré l'économiste en chef de la SCHL, Bob Dugan, dans un communiqué.

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