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Condos vendus sur plan : un boom anticipé à Toronto

Des courtiers immobiliers anticipent un boom dans la Ville Reine cet automne : plus de 17 000 condos en phase de pré-construction seront mis en vente au cours des deux prochains mois.

Un texte de Philippe de Montigny

La plupart des nouveaux projets immobiliers comprendront plus de 300 unités. Certains immeubles en compteront plus de 1000.

Il se dit assez surpris parce que la nouvelle taxe sur les acheteurs étrangers imposée par le gouvernement ontarien en avril dernier a eu pour impact de calmer le marché torontois, particulièrement celui des maisons.

Cependant, la revente de condos a connu une croissance solide : les prix ont augmenté en moyenne de 26 % par rapport à l’année dernière. À la fin du deuxième trimestre, qui s’est terminé en juillet, le prix moyen d’un condo à Toronto était de plus de 566 500 $.

« C’est pourquoi un après l’autre, ils se lancent dans le marché. Certains essaient de se devancer. Mais clairement, la demande est là. Plusieurs nouveaux projets ont déjà tout vendu », croit M. Alexander.

Bonne nouvelle pour les acheteurs

Ce boom pose également un risque pour les promoteurs, qui font face à une plus forte concurrence. En voulant se démarquer des autres, ces derniers pourraient offrir des avantages, en assumant par exemple les frais de copropriété pendant la première année.

Après avoir cherché un condo depuis quatre ans dans son quartier, Anne-Louise Lanteigne a décidé d’en acheter un sur plan. Elle devrait pouvoir y emménager en mai 2018.

« C’était très frustrant. Les prix ici à Yonge et Eglinton ont monté extrêmement dans les dernières années et le coût n’était pas abordable pour ce que je voulais… il aurait fallu que je déménage dans des régions où je ne voulais pas aller », dit-elle.

Les courtiers estiment toutefois que l’augmentation de l’offre n’aura pas pour effet de faire diminuer le prix des condos. Selon M. Alexander, la forte croissance de la population prévue au cours de quelques prochaines années augmentera la demande, ce qui neutralisera l’effet de l’offre.

« Ce n’est pas ce que les consommateurs veulent entendre. Le problème, c’est que nous ne construisons pas assez. Et même en si on construisait plus rapidement, la ville pourrait l’absorber », dit-il.

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