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Conference Board du Canada : les hauts et les bas des prévisions économiques en Atlantique

Le Conference Board du Canada, qui présente lundi ses prévisions économique pour l'ensemble du pays, constate que le Nouveau-Brunswick et Terre-Neuve-et-Labrador connaissent des difficultés, et que l'Île-du-Prince-Édouard et la Nouvelle-Écosse devraient bien tirer leur épingle du jeu.

Un texte de Pierre Philippe LeBlanc

Au Nouveau-Brunswick, le Conference Board constate une baisse de 42,8 % des activités dans le secteur minier cette année, principalement en raison de la fermeture de la mine Picadilly.

L'organisme souligne par contre que le secteur forestier devrait connaître une croissance de 6,2 % cette année et de 10,7 % l'an prochain, grâce à la demande du marché américain.

La province va perdre 3000 emplois cette année, estime le Conference Board. Le taux de chômage devrait rester stable à environ 9,8 % durant les deux prochaines années.

Le secteur manufacturier brille en Nouvelle-Écosse

En Nouvelle-Écosse, la croissance sera portée par le secteur manufacturier. Le Conference Board s'attend à une augmentation de 1,5 % du PIB cette année et de 1,6 % l'an prochain.

La construction navale et immobilière au centre-ville d'Halifax stimulent l'économie. On s'attend à une croissance de de 3,7 % dans ce secteur en 2016.

Le Conference Board ne prévoit toutefois aucune croissance du marché de l'emploi cette année. Il explique que de nombreux travailleurs qui ont perdu leur emploi en Alberta rentrent en Nouvelle-Écosse. La situation devrait s'améliorer en 2017 avec la création de 2000 emplois.

L'Île-du-Prince-Édouard mène le bal

Les économistes du Conference Board prévoient une bonne croissance du PIB de 2,6 % à l'Île-du-Prince-Édouard cette année, grâce aux secteurs de la construction et de l'immobilier.

La faiblesse du dollar canadien aide l'industrie manufacturière. Les exportations de homards et de pommes de terre propulsent aussi la croissance économique de la province.

Ces sources de croissance compensent le ralentissement entraîné par la réduction des dépenses gouvernementales, qui ont pour but l'atteinte de l'équilibre budgétaire d'ici deux ans.

Les temps sont durs à Terre-Neuve-et-Labrador

La baisse générale du prix des matières premières porte un coup dur à l'économie de Terre-Neuve-et-Labrador, indique le Conference Board. De plus, des projets majeurs en cours de réalisation depuis quelques années devraient être bientôt terminés. Ils cesseront ainsi de contribuer à la croissance économique.

Les mesures d'austérité budgétaires prises par le gouvernement, dont l'augmentation des taxes et impôts, ralentissent aussi la croissance à moyen terme.

Le Conference Board prévoit un repli de 1,2 % du PIB l'an prochain.

Le secteur manufacturier, notamment le projet de reconstruction de l'usine de Bay de Verde, ne pourra pas complètement équilibrer cela.

L'exploitation du champ pétrolifère Hébron, qui doit débuter d'ici la fin de l'année, devrait appuyer la création d'emplois l'an prochain.

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