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Critiques et louanges pour le mégaprojet immobilier du Phare à Québec

Le Groupe Dallaire a dû essuyer plusieurs critiques, mardi soir, lors de la première présentation publique de la nouvelle mouture du projet immobilier du Phare, à Québec. D'autres citoyens ont toutefois louangé au micro l'audace et l'ampleur du projet.

Effet de l'ombrage, nuisance sonore lors des travaux, conséquences sur la circulation : les commentaires et questionnements étaient nombreux de la part de l’audience de plus d’une centaine de personnes.

Il faut dire que le projet présenté est ambitieux. Le groupe Dallaire a expliqué vouloir construire au coût de 755 millions de dollars quatre tours distinctes, dont la plus grande aura une hauteur de 65 étages (250 m). Les autres tours auront des hauteurs de 180, 110 et 80 mètres.

Ces tours abriteront un hôtel, une salle de spectacle de 1200 places, 400 condos, 270 appartements, des espaces de bureau et même une résidence pour aînés de 300 chambres. Les travaux devraient s’échelonner sur près de 10 ans à partir de 2019.

« Si j’étais de l’extérieur de Québec, je serais ébloui. Mais en tant que voisin, je me sens oublié » a lancé lors de la période de question Jacques Boucher, propriétaire d’une résidence avoisinante.

M. Boucher estime que les piétons ne pourront plus circuler dans le secteur avec l’afflux des 10 000 usagers quotidiens prévu par le Groupe Dallaire. « Ça ne sera plus traversable! », a-t-il pesté.

Huguette Paquin a pour sa part reproché à l’entreprise le caractère massif du bâtiment principal de 65 étages. « Quand je regarde le projet sur images, ce que je vois, c’est un champignon qui monte. [...] Ce n'est pas harmonisé avec le reste », a-t-elle déploré.

Chiffres à l’appui

Les professionnels du Groupe Dallaire ont révélé plusieurs données et se sont montrés rassurants sur tous les fronts, armés de plusieurs études. Ils ont d’ailleurs reçu les louanges de quelques membres du public. « Si vous avez l’audace d’investir 750 millions, ça ne m’inquiète pas », a notamment lancé l’un d’eux.

Relativement à l’ombrage que créera le projet sur le quartier, Jean-Nil Proulx, le directeur des projets majeurs du Groupe Dallaire, a tenu à rappeler que la canopée du secteur crée elle-même de l’ombre et que le Phare n’aura qu’un effet minime.

Selon M. Proulx, la seule ombre au tableau demeure les forts vents, qui n’auraient pas de conséquences sur l’environnement immédiat, mais seulement sur la place publique extérieure, au cœur centre du complexe immobilier. Jean-Nil Proulx estime que de légers changements à l’architecture et à l’aménagement paysager permettront d’atténuer ces vents.

Relativement à la circulation, le grand patron du groupe Dallaire, Michel Dallaire, a martelé que des aménagements ont été prévus avec la Ville de Québec pour minimiser les inconvénients.

Le Phare devrait notamment abriter un terminus du Réseau de transports de la capitale (RTC) afin de faciliter le transport en commun et de réduire le nombre de véhicules dans le secteur. Malgré tout, 3000 espaces de stationnement souterrains seront construits en plus de 1000 stationnements pour vélo.

Une autre rencontre d’information publique aura lieu mercredi soir à 19 h 00 au Collège Jésus-Marie. Les consultations publiques nécessaires pour le changement de zonage relatif à la hauteur des édifices devraient avoir lieu en septembre prochain.