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Cryptomonnaies : Hydro-Québec ne pourra pas répondre à l'ensemble de la demande

Hydro-Québec veut revoir sa stratégie commerciale après avoir été submergée de demandes de joueurs de l'industrie des cryptomonnaies qui veulent s'installer dans la province afin de profiter des bas prix de l'électricité.

Le porte-parole Marc-Antoine Pouliot soutient que la société d'État ne sera pas en mesure de répondre à l'ensemble de la demande prévue à long terme dans le secteur, alors que le nombre potentiel de « mines » a doublé en l'espace d'une semaine à 70.

« Nous recevons des douzaines de demandes tous les jours. Ce contexte nous incite à préciser notre stratégie commerciale », a ajouté M. Pouliot.

En novembre dernier, Radio-Canada révélait qu'une dizaine d'entreprises asiatiques avaient contacté Hydro-Québec au cours des derniers mois.

Selon Reuters, Bitmain Technologies, un des plus importants exploitants de « mines » Bitcoins en Chine, fait partie des entreprises cherchant un site au Québec.

Parmi les autres entreprises intéressées, on retrouve la société japonaise GMO Internet, qui n'a toutefois pas pris de décision afin de lancer ses opérations au Québec, a indiqué une source. L'entreprise a refusé de commenter la situation.

« La situation évolue tellement rapidement que nous devons être prudents », indique Marc-Antoine Pouliot.

Selon les prévisions d'Hydro-Québec, la province pourrait générer un surplus énergétique équivalent à 100 térawattheures (TWh) au cours des 10 prochaines années. Un térawattheure procure de l'électricité à 60 000 maisons pendant un an.

Comment fabrique-t-on un bitcoin?

De puissants ordinateurs vérifient et sécurisent les transactions du réseau. On surnomme les propriétaires de ces ordinateurs les « mineurs » de bitcoin. Ces machines peuvent appartenir à des particuliers ou à des entreprises spécialisées qui sont rémunérées grâce à des frais perçus sur les transactions.

Les plus importants « mineurs » de cryptomonnaies sont établis en Chine. Ces entreprises ont aussi installé d'immenses « mines » de bitcoins sur d'autres continents et pays, notamment en Islande.