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De l'aide de Québec pour les travailleurs d'usines de crevettes?

Les travailleurs de l'usine de transformation Les Fruits de Mer de l'Est du Québec, à Matane, et ceux de l'usine Marinard à Rivière-au-Renard songent à demander de l'aide au gouvernement. La diminution de quota des pêcheurs ainsi que le conflit entre les propriétaires d'usine et les pêcheurs au sujet du prix au débarquement leur fait craindre le pire.

Un texte de Jean-François Deschênes, en collaboration avec Émilie Talbot-Hamon

Normalement, les usines devraient rouler à plein régime depuis le début du mois d'avril. À cause de l'impasse dans les négociations, c'est le calme plat.

De nombreux travailleurs se sentent pris en otage dans ce conflit. Ils doivent travailler parce que les semaines d'assurance-emploi se termineront se termineront bientôt.

Il y a une autre ombre au tableau : la diminution du quota de crevettes de 15 % imposée aux pêcheurs. Cette décision fait croire aux travailleurs qu’il y aura moins de semaines de travail à l'usine cette année, explique le conseiller syndical de la CSN Rémi Bellemare-Caron.

La CSN songe à faire appel au gouvernement pour aider les travailleurs. Rémi Bellemare-Caron croit que des projets spéciaux d’urgence pourraient aider les employés à traverser ce trou noir.

Pertes d’emplois?

Le représentant du syndicat local de Matane, Régis Turgeon, craint les impacts de la diminution de quota

Il croit que de nombreux employés, sur la centaine que compte l’usine du Bas-Saint-Laurent, ne soient pas rappelés. Des changements seraient aussi à prévoit, dit-il.

Une rencontre entre le syndicat et les employés de Matane est prévue cette semaine.

Les négociations entre les pêcheurs et les usines se poursuivent.

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