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De l’alcool dans tous les commerces de la Colombie-Britannique

Dès lundi, la vente d'alcool est autorisée dans tous les commerces de la Colombie-Britannique, sauf pour ceux qui pratiquent la vente ambulante ou celle destinée aux enfants.

Cette nouvelle mesure entre dans le cadre d’une réforme amorcée il y a trois ans par le gouvernement de la Colombie-Britannique. Il s’agit, selon les autorités, d’une mesure qui vise à créer de nouvelles opportunités dans le domaine des spiritueux dans la province.

Des permis pourront désormais être délivrés à tous les commerces qui en font la demande. De l’alcool sera donc servi partout, même dans les endroits les plus inhabituels, comme les salons de coiffure et de soins, les librairies, les écoles de cuisine et même les galeries d'art.

Jeff, coiffeur chez Victory Barber & Brand dans la rue Cordova à Vancouver, se réjouit de cette mesure qui lui permettra de mieux servir sa clientèle. « Nous allons pouvoir offrir à nos clients une bière pendant qu’on leur coupera les cheveux. »

Quant à Lysha Osborne, coiffeuse chez Barber & Co, elle reste persuadée que cela ne nuira pas aux commerces avoisinants. Elle est par conséquent prête à débourser environ 2000 dollars pour obtenir son permis de vente d'alcool. Selon elle, « un salon de coiffure est exactement le type d’endroit où on a envie de boire un peu d’alcool ».

John Yap, le secrétaire parlementaire responsable de la révision de la vente d'alcool en Colombie-Britannique, est à l'origine de cette réforme proposée il y a trois ans dans un rapport soumis au gouvernement qui comprenait 70 recommandations. « Ces changements visent à accroître les possibilités de développement commercial, au même titre que les sources de revenus », indique John Yap.

Tout le monde ne se réjouit toutefois pas de cette nouveauté et doute même que cela puisse être généralisé si facilement. Encore faudrait-il que la Ville de Vancouver donne son accord puisque les commerces doivent soumettre une demande de permis de vente d’alcool. Pour Tyler Johnstone, coiffeur chez Fort Knight Barbers, à Gastown, « ce changement équivaudrait à ouvrir vingt nouveaux bars dans le quartier, je doute donc que la Ville accepte cela si facilement. »

De plus, aucun permis ne sera délivré sans remplir toutes les conditions en matière de santé et de sécurité.

D’après un reportage de Johann Nertomb.

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