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De nombreuses lacunes dans la gestion des contrats au Cégep de Rimouski

La vérificatrice générale du Québec, Guylaine Leclerc, identifie de nombreuses lacunes dans la gestion des contrats octroyés par cinq cégeps de la province, dont celui de Rimouski.

Dans son dernier rapport, la vérificatrice révèle que la gestion contractuelle des cégeps de Rimouski, Sherbrooke, Garneau, Alma et Rosemont « manque de rigueur » et constate plusieurs dépassements de coûts. Près du quart des contrats analysés auraient ainsi coûté de 12 % à 85 % plus cher par rapport à leur valeur initiale et, dans plusieurs cas, les échéanciers n'ont pas été respectés.

Pour 17 contrats, le délai d'exécution a excédé le calendrier prévu de 4 à 72 semaines. Le dépassement moyen pour ces contrats s'élève à 149 %

Extrait du rapport du Vérificateur général du Québec 2016-2017

Selon le rapport, au moins quatre contrats de construction octroyés par le cégep de Rimouski ont coûté jusqu'à 20 % plus cher que prévu, tandis que des délais supplémentaires allant de 8 à 20 semaines ont été observés.

Une mauvaise évaluation des besoins et un manque de vision à long terme serait en cause, c'est pourquoi la vérificatrice générale recommande à l'institution de « se doter d'un programme d'entretien préventif [pour ses] bâtiments. »

Toujours selon le rapport, une bonne partie du parc immobilier du cégep est vétuste. On évalue à 53 millions de dollars les travaux qui devraient être réalisés pour maintenir les infrastructures du cégep en bon état.

Difficile de gérer les contrats, selon le cégep

Par ailleurs, dans les pages mêmes du rapport, le Cégep de Rimouski se défend en expliquant que plusieurs facteurs expliquent les dépassements de coûts pour plusieurs projets.

« L'âge des bâtiments et l'information disponible ne permetttent pas toujours d'anticiper précisément les coûts lors de travaux de construction », peut-on y lire.

On ajoute que le Cégep a dû composer notamment avec la faillite d'un entrepreneur lors de la réalisation de certains travaux, ce qui expliquerait, selon l'administration, les écarts importants enregistrés dans la réalisation de certains projets.