Retour

De nouvelles compressions à l'aide sociale en Saskatchewan

Après avoir sabré la couverture des services funéraires et du transport des plus démunis, le gouvernement de la Saskatchewan annonce de nouvelles compressions dans ses programmes d'aide sociale. Il espère ainsi économiser plus de 1,3 million de dollars dès cette année et environ 2,5 millions de dollars par an dans l'avenir.

Un texte d'Anouk Lebel

À partir du 1er octobre 2017, le taux de recouvrement des prestations payées en trop augmentera de 10 $ par mois, touchant plus de 10 000 bénéficiaires. Selon la province, ce changement permettra au gouvernement d’économiser 600 000 $ dès 2017-2018.

Pour leur part, les quelque 1300 bénéficiaires de l’aide sociale qui reçoivent 75 $ par mois pour leur régime alimentaire particulier pourraient voir ce montant diminuer dans le cadre de la transition d’un programme basé sur l’apport calorique à un programme basé sur la situation médicale des patients.

Selon la ministre des Services sociaux, Tina Beaudry-Mellor, les bénéficiaires ont jusqu’au 1er octobre pour faire approuver les frais de leur régime par un nutritionniste : « Peut-être qu’ils auront besoin de plus que 75 $, mais ce sera établi selon le diagnostic médical. »

Enfin, les 1000 prestataires d’aide sociale propriétaires d’une résidence verront leur prestation d’aide à la réparation abolie et devront plutôt se tourner vers le programme d’urgence de la Corporation du logement de la province en cas de besoin.

Moins de prestations, plus de pauvreté, selon le Dr. Ryan Meili

Pour le Dr Ryan Meili, qui est député de Saskatoon-Meewasin et candidat à la direction du Nouveau parti démocratique de la Saskatchewan, le gouvernement profite de l’été pour faire des annonces qui risquent d’être impopulaires.

« Ils font des changements qui vont rendre la pauvreté plus difficile pour les gens en Saskatchewan », explique-t-il.

Le Dr Meili s’inquiète des changements aux prestations pour les régimes alimentaires particuliers. Il explique que beaucoup de ses patients doivent déjà choisir entre payer leur loyer ou s’acheter de la nourriture saine : « Ça va être encore plus difficile, on va voir encore plus de monde qui n’a pas l’option de s’acheter de la bonne nourriture. »

Plus d'articles

Commentaires