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De plus en plus de logements vacants à Sherbrooke

La région de Sherbrooke est l'une de celles de la province qui présentent des taux d'inoccupation des logements « qui effraient le marché », selon l'Association des propriétaires du Québec (APQ), qui accueille avec pessimisme les plus récentes données de la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL).

L'Enquête sur les logements locatifs de la SCHL révèle que 6,4 % des unités de logement étaient vacantes dans la région métropolitaine de Sherbrooke en octobre 2016, ce qui représente une première augmentation après quatre années de stabilité (taux variant entre 5 et 5,8 %).

Explications

Selon la SCHL, ce serait, en partie, la baisse du nombre de migrants qui expliquerait cette hausse du taux d'inoccupation. En 2015, 1000 nouveaux résidents ont élu domicile à Sherbrooke ce qui représente 500 personnes de moins qu'en 2014. Règle générale, les nouveaux arrivants se tournent vers le marché locatif dans les premières années suivant leur arrivée.

Aussi, les universités ont attiré moins d'étudiants pour l'année scolaire 2015-2016. Selon les données du ministère de l'Enseignement supérieur, le campus principal et le campus de la santé de l'Université de Sherbrooke et l'Université Bishop's ont connu une baisse d'effectifs de 200 étudiants par rapport à 2014-2015.

Finalement, la population des 15-24 ans - groupe majoritairement locataire - est en décroissance dans la région.

C'est surtout à Magog que l'augmentation s'est fait le plus sentir alors que le taux d'inoccupation est passé de 5,1 % à 7,2 %. Dans ce cas, ce serait tout simplement une hausse du taux d'accession à la propriété qui explique ce bond.

Au total, 385 nouveaux logements se sont ajoutés au parc locatif dans la région de Sherbrooke au cours de la dernière année ce qui représente une hausse de 45 % par rapport à 2015.

En général, les loyers des logements de deux chambres a augmenté de 2,1 % pour s'établir à 622 $ en moyenne. C'est dans le district Centre (552 $) et à Brompton (557 $) que les loyers sont les moins chers en moyenne. À l'opposé, c'est dans le district Nord (671 $) et à Rock-Forest-Saint-Élie-Deauville (664 $) que les loyers sont les plus dispendieux.