Quelques 200 travailleurs d'Hydro-Québec débrayent aujourd'hui sur la Côte-Nord. Hydro-Québec considère cette grève « illégale ».

Un texte de Jean-Louis Bordeleau

Les travailleurs de la Société d'État qui sont présentement en négociation pour le renouvellement de leur convention collective manifesteraient pour soutenir une dizaine d'opérateurs de la centrale Manic-5.

Les discussions auraient avorté quant à la modification d'une lettre d'entente qui ne concerne que ces quelques employés, « sur certains points locaux », explique la porte-parole Hydro-Québec, Julie Dubé. « Par exemple, transporter les employés vers certaines centrales en taxi plutôt qu'en véhicule d'Hydro-Québec, ça, c'est le genre de mesure qu'on souhaite changer pour nous permettre une plus grande économie, une plus grande efficacité ».

Hydro-Québec considère ce débrayage illégal. « À l'automne 2016, le syndicat avait fait certains moyens de pression et on avait reçu une ordonnance du tribunal interdisant les moyens de pression jusqu'à la fin de la convention collective en décembre 2018 », explique son porte-parole.

La vingtaine de travailleurs devant les bureaux de Sept-Îles n'ont pas voulu répondre à nos questions. Le syndicat n'a pas encore répondu à nos demandes d'entrevue.