La pêche au thon rouge est commencée en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine. Dans la Baie-des-Chaleurs, les Pêcheries Raymond Desbois ont déjà capturé un poisson de près de 300 kilos.

Texte de Geneviève Génier Carrier , d'après les informations de Bruno Lelièvre

Bien que la pêche s'ouvre à peine, Myriam Cyr Desbois, copropriétaire du restaurant-poissonnerie La Gaspésienne no 51 et directrice des Pêcheries Raymond Desbois, a déjà capturé son thon rouge.

Prise rapide

L'équipage a quitté Grande-Rivière mardi soir pour Chandler, vers 19h30. Une heure plus tard, un thon mord à la ligne, et ce, alors que le bateau est à quelques kilomètres des côtes.

« On était vraiment proche, on voyait la côte. Ils se tiennent où il y a du maquereau. Il y a avait beaucoup de thons, on les voyait sur le radar », se rappelle Myriam Cyr Desbois.

La pêche au thon rouge est une pêche sportive qui demande endurance et patience.

« Ça a pris quand même une heure, une heure et quart avant d'avoir le poisson près du bateau. Puis ensuite il faut le harponner pour l'affaiblir. »

Le thon est ensuite attaché par la queue, puis remonté à bord du bateau à l'aide d'un treuil.

Une fois vidé et la tête tranchée, la prise fait 640 livres.

La chair du thon rouge est destinée aux deux poissonneries de la famille Desbois, ainsi qu'au restaurant La Gaspésienne no 51, à Québec.

Une pêche lucrative

Le thon rouge est un poisson très recherché par les gastronomes.

La valeur des débarquements au Canada Atlantique varie de 6,6 à 8,7 millions de dollars par année. La pêche sportive au thon rapporte quant à elle près de 2 millions de dollars annuellement.

En Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine, il y a 53 détenteurs de permis de pêche au thon rouge.

Les pêcheurs peuvent garder en tout 70 poissons pour l'ensemble de la région cette année.

Une espèce sous surveillance

En 2011, le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada avait recommandé que le thon rouge soit classé comme une espèce menacée.

Pêches et Océans Canada a toutefois refusé, car le ministère estime que les stocks de thon rouge de l'Atlantique Ouest sont en reconstruction depuis 2011.

Des chercheurs, dont l'océanographe Boris Worm de l'Université Dalhousie, craignent tout de même pour la survie de l'espèce, car ce serait l'un des derniers troupeaux présents dans l'océan Atlantique.

Une nouvelle évaluation scientifique des stocks est attendue.

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