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Déclin de 15 % du saumon de l’Atlantique en 2017

Le nombre de saumons de l'Atlantique a diminué de 15% en 2017 comparativement à 2016, déplore la Fédération du saumon atlantique dans son rapport annuel sur l'état de l'espèce.

Quelque 496 000 saumons auraient frayé avec succès dans les rivières continentales l’an dernier, ce qui est inférieur aux exigences de conservation dans certaines régions, souligne la Fédération.

« En 2018, nous connaissons un phénomène qui a commencé à se manifester il y a plusieurs années. Plus on va au sud de l’aire de répartition du saumon atlantique, plus on s’aperçoit que l’espèce a de sérieux problèmes. Plus on va vers le nord, les population ont tendance à mieux se comporter pour l’instant. On n’a pas le luxe de dire de ne pas être vigilent à continuer de surveiller nos population de saumons », indique Charles Cusson, directeur des programmes au Québec de la Fédération du saumon atlantique.

Les rivières dans le nord du Labrador et au Québec demeurent relativement saines pour le saumon. Sur les 38 ayant été étudiées, 32 ont atteint le seuil de conservation, et 23 affichaient un taux de ponte supérieur aux exigences de conservation.

Les montaisons ont également été bonnes dans certaines régions de la Nouvelle-Écosse et du Nouveau-Brunswick, notamment dans les rivières Restigouche et Margaree, mais dans l’ensemble, les taux se situent encore sous les moyennes historiques.

L’île de Terre-Neuve et certaines parties du sud du Labrador ont connu le plus grand déclin sur 12 mois.

La Fédération demande aux membres de l’Organisation mondiale pour la conservation du saumon de l’Atlantique Nord, dont le Canada, de prendre des mesures supplémentaires pour protéger l’espèce, dont les suivantes:

  • minimiser ou éliminer les menaces liées à l’aquaculture en cages à filets ouverts;
  • prévenir la pêche de saumons provenant de populations menacées ou en voie de disparition;
  • s’assurer que toutes les pêches en rivière sont faites de manière durable.

« De manière générale, nous nous débattons pour ramener les populations de saumons sauvages de l’Atlantique à des niveaux durables. Et bien qu’il y ait quelques sources d’optimisme, les régions où la sage gestion donne de bons résultats, nous devons continuer de nous inquiéter des nombreuses menaces qui pèsent sur nos océans et rivières », affirme indique Bill Taylor, président de la Fédération, dans un communiqué.

La Fédération espère que le nombre de saumons sauvages retournant dans les rivières d’Amérique du Nord augmentera à compter de l’an prochain, grâce à une entente de conservation de 12 ans conclue ce printemps avec le Groenland.

Le rapport de la Fédération est basé sur des données de Pêches et Océans Canada et du Conseil international pour l’exploration de la mer.

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