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Décontamination de l’ancienne usine Aleris : Trois-Rivières s’impatiente

Trois-Rivières urge le gouvernement québécois de décontaminer le site de l'ancienne usine Aleris, dans le secteur Cap-de-la-Madeleine. L'usine de transformation d'aluminium est fermée depuis 2008.

Un texte de Marilyn Marceau

« Il y a environ 24 000 litres d’huile lourde en dessous, près de la nappe phréatique », affirme le maire Yves Lévesque. Le terrain ne peut pas être développé, tant qu’il ne sera pas décontaminé.

Lors de la séance du conseil municipal, lundi soir, les élus ont fait part de leur intention de « faire des pressions auprès du ministre du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques ».

La Ville est prête à « laisser sur la table » les 780 000 $ en taxes que lui doit l’actuel propriétaire du site, l’Américain Tim Martinez, à condition que le ministère « procède à la décontamination complète du terrain et des bâtiments ».

Trois-Rivières aimerait voir du développement résidentiel sur ce terrain.

Reproches au gouvernement

Le maire de Trois-Rivières accuse le gouvernement du Québec de ne pas prendre ses responsabilités dans le dossier et d’avoir manqué des occasions d’obtenir des fonds pour décontaminer le site.

Yves Lévesque souligne que deux entités liées au gouvernement ont été actionnaires de cette usine dans le passé, notamment l’ancienne Société générale de financement (SGF), devenue Investissement Québec. Le ministère a donc la responsabilité morale d’agir, selon lui.

L’entreprise qui opérait l’usine juste avant la fermeture, Aleris, a fait faillite. Le maire martèle toutefois que d’anciens propriétaires de ce site sont toujours en affaires.

Yves Lévesque croit aussi que Québec aurait dû empêcher la vente des équipements qui se trouvaient dans l’usine. Ça aurait pu être « une poignée pour être obligé de garder un montant d’argent pour la décontamination ».

Procédures judiciaires

Le ministère de l'Environnement a déboursé environ 10 millions de dollars en lien avec les problèmes de contamination de l’ancienne usine. Il a notamment entamé des procédures judiciaires et dû effectuer de la surveillance sur le site.

La Ville de Trois-Rivières croit que rien n’empêche le gouvernement de décontaminer le site, tout en poursuivant ses démarches judiciaires.

Le maire Lévesque se dit « tanné » que le dossier traîne et souhaite passer à la prochaine étape, soit de vendre le terrain à un promoteur.

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