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Demande de recours collectif au Québec contre la « taxe rose »

PRIMEUR - Une Montréalaise a déposé mardi matin une demande de recours collectif contre plusieurs grandes chaînes de distribution qu'elle accuse de vendre plus cher aux femmes qu'aux hommes des produits semblables.

Un texte de Thomas Gerbet

La Montréalaise Aviva Maxwell a acheté un déodorant pour femmes de 48 grammes dans un magasin Pharmaprix pour 3,44 $. Elle a remarqué que le déodorant pour hommes de la même marque et avec les mêmes ingrédients était vendu au même prix, mais contenait 76 grammes de déodorant.

Elle estime avoir subi une « discrimination basée sur le sexe ». Elle demande un remboursement de l'écart de prix au regard de la quantité, ainsi que 50 $ en dommages-intérêts punitifs pour « préjudice moral » et 50 $ en dommages-intérêts punitifs pour « atteinte illicite et intentionnelle au droit de l'égalité fondée sur le sexe ».

La demande de recours collectif a été déposée mardi matin en Cour supérieure du Québec. La demanderesse, soutenue par le cabinet d'avocats Légal Logik, estime que des millions de consommatrices seraient concernées.

Sont visés :

  • Unilever Canada (qui possède entre autres les marques Dove et Axe)
  • Shoppers Drug Mart (Pharmaprix)
  • Le Groupe Jean Coutu
  • Uniprix
  • Metro
  • Loblaws
  • Walmart
  • Familiprix

Pour savoir à quel point les femmes paient plus cher leurs produits, La facture avait fait enquête en janvier dernier. Voici les résultats :

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