Retour

Des agriculteurs perdent leur récolte dans le sud-ouest de l'Ontario

En seulement 15 minutes vendredi soir, un orage a anéanti les récoltes de dizaines d'agriculteurs dans la région de Chatham-Kent. Les cultivateurs risquent de perdre des millions de dollars.

Vers 20 heures vendredi, des vents soufflant à plus de 80 km/h, emmenant avec eux de la grêle et des précipitations, ont ravagé près de 18 000 acres de terres cultivables dans les communautés de Pain Court, de Grande Pointe et de Mitchell's Bay.

« On a été affectés sur environ 50 % de nos récoltes pendant la tempête. Ça va nous faire perdre au moins un million de dollars c'est certain », indique le président de Laprise Farms, Jean-Marie Laprise.

Son entreprise produit des poivrons, des concombres, des carottes, des fèves vertes, du maïs, des fèves de soya et des choux de Bruxelles notamment. Chacune de ces récoltes ont été endommagées.

M. Laprise estime que les dommages pourraient engendrer des pertes allant de 5 à 10 millions de dollars pour les agriculteurs de la région, après les montants remboursés par leurs assurances.

Leon Leclair, un cultivateur et conseiller municipal de Chatham-Kent, croit qu'entre 50 et 100 agriculteurs été touchés par la tempête de vendredi.

« Dame nature a gagné, mais on fait ce métier par passion. À la fin, on a encore notre santé, notre famille, on va passer à travers », soutient-il.

Plusieurs employés d'Agricorp, l'assureur de la plupart des cultivateurs sinistrés, se sont déplacés dans les champs lundi matin afin d'évaluer les dommages.

L'entreprise a indiqué qu'il était encore trop tôt pour faire un estimé de la situation et que plusieurs semaines seraient encore nécessaires.

« Les gens avec beaucoup d'acres ne recevront pas grand-chose des assurances de récoltes. Ça fonctionne par moyennes et on ne peut pas assurer plus que 90 % d'un type de récolte, peu importe le nombre d'acres », explique M. Leclair.

Environ 2000 cultivateurs vivent dans la région de Chatham-Kent. Selon le conseiller Leclair, leur industrie permettrait de créer entre 10 000 et 15 000 emplois indirects chaque année.

Plus d'articles

Commentaires