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Des Albertains se réjouissent de la relance du projet Keystone XL

Plusieurs Albertains se réjouissent du décret présidentiel signé par le nouveau président des États-Unis, Donald Trump, pour faire « avancer » le projet d'oléoduc Keystone XL.

Des intervenants du milieu politique et pétrolier saluent la décision du leader républicain à un moment où l'économie de l'Alberta connaît des moments difficiles.

Le projet de près de 1900 km, reliera Hardisty en Alberta, à Steele City au Nebraska. Le pétrole des sables bitumineux sera ainsi acheminé vers le golfe du Mexique. L'administration Obama avait bloqué le projet d'oléoduc à la fin 2015. Donald Trump avait promis lors de sa campagne électorale de l'accepter.

La première ministre Rachel Notley affirme que le projet permettra de créer de nouveaux emplois pour les Albertains ayant perdu leur gagne-pain. Elle assure que le nouveau tronçon de Keystone XL et l’augmentation de la capacité de Trans Mountain ne signifieront pas une plus grande production pétrolière.

« Ce n’est pas pour augmenter la quantité [de pétrole] extraite. [...] Ces investissements vont diminuer les coûts de transport », croit la première ministre.

L’Association canadienne de pipelines d'énergie a reçu la nouvelle avec enthousiasme. Elle indique par voie de communiqué que « ce projet d’infrastructure énergétique essentiel » fournira un lien de transport sécuritaire et fiable pour le pétrole canadien vers les raffineries américaines, tout en consolidant la sécurité énergétique nord-américaine.

L’opposition officielle, le Wildrose, s’est aussi réjouie de cette nouvelle, tout en profitant pour critiquer le Nouveau parti démocratique (NPD).

« L’annonce d’aujourd’hui est une super nouvelle pour l’Alberta et notre industrie pétrolière et gazière. C’est la preuve que notre industrie n’a pas besoin d’être punie avec des plafonds ou des taxes carbones pour accéder [aux zones côtières] », indique le chef du parti, Brian Jean.

Le maire de Calgary, Naheed Nenshi, croit que la relance de Keystone XL peut signifier une reprise de l’économie de la métropole albertaine qui a un taux de chômage de plus de 10 %, alors que la moyenne nationale est de 7 %.

« Nous avons le plus haut taux de chômage au Canada pour une grande ville. Il faut qu’on continue à construire ce genre de projet. Ces projets créent de bons emplois ici à Calgary, de même que sur le terrain et sont une bonne façon d’aider la reprise économique », martèle M. Nenshi.

La mairesse de Hardisty, Anita Miller, souligne que le projet aidera l'économie locale.

« Une fois que c'est approuvé et que TransCanada a toutes les approbations ici au Canada, et qu'ils vont de l'avant, alors il y aura de la construction à Hardisty ou juste à côté. [Ceci] amènera des travailleurs à loger dans nos hôtels et à louer des appartements. Ça va assurément aider notre économie locale. C'est bon pour Hardisty », croit la mairesse.

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