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Des Autochtones pro-pipelines font entendre leur voix

Alors que l'expansion du pipeline Trans Mountain est sur le frein depuis que des Premières Nations ont convaincu le nouveau gouvernement néo-démocrate de la Colombie-Britannique de se joindre à la bataille juridique d'opposition au projet, d'autres voix autochtones s'élèvent pour appuyer l'oléoduc de Kinder Morgan.

« C'est la seule voie vers l'avant. Il n'y a rien d'autre », affirme Calvin Helin, un des dirigeants de la compagnie Eagle Spirit Energy, qui souhaite construire un pipeline, propriété autochtone, depuis les sables bitumineux albertains jusqu'à la côte de la Colombie-Britannique.

Selon M. Helin, il y a peu de solutions de rechange sur le plan économique pour plusieurs communautés autochtones éloignées, où le taux de chômage dépasse 90 %.

« Il y a ceux qui s'opposent à tout, qui n'acceptent aucun changement. Je crois que les deux camps peuvent trouver un terrain d'entente », affirme Calvin Helin.

M. Helin est aussi membre de la nation de Lax Kw'alaams, près de Prince-Rupert, et avocat militant pour l'autosuffisance autochtone. Il assure que « le développement énergétique peut donner un coup de pouce économique aux Premières Nations et mettre un terme à une dépendance nourrie par des politiques racistes à l'égard des autochtones ».

Il croit que l'ère où les compagnies pétrolières imposaient leur volonté aux Premières Nations sans leur offrir d'avantages est révolue.

Le président du Conseil des Ressources indiennes du Canada, Stephen Buffalo, dit qu'il veut aider les Premières Nations à comprendre et à réaliser les avantages économiques s'ils donnent leur feu vert à ces projets énergétiques.

« On souhaite guider, informer et détruire les mythes liés aux pipelines », soutient-il.

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