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Des chambres d'hôtels risquent de disparaître à Toronto

Deux hôtels de Toronto, le Chelsea et le Marriott, proposent de convertir des chambres en condos. En tout, 2000 chambres à prix abordable risquent de disparaître.

En 2015, plus de 40 millions de personnes ont visité Toronto en tant que touristes ou participants à un congrès. Ils y ont dépensé 7 milliards de dollars pour se loger, se nourrir et se divertir.

Louis Naccarato travaille comme concierge à l'hôtel Marriott. Il croit que Toronto peut attirer les grands congrès comme celui de Microsoft parce qu'il y a suffisamment de chambres à prix abordable.

« Toronto risque toutefois de s'évincer du marché parce que ces chambres seront remplacées par d'autres coûtant beaucoup plus chers », commente Louie Naccarato, concierge au Marriott.

Il ajoute qu'environ 1000 emplois pourraient aussi disparaître à cause de ces conversions. Il se demande qui emploiera des gens dans la cinquantaine qui ont des compétences limitées.

Plus avantageux dans le « 905 »

La majorité des grandes chaînes hôtelières ont leur quartier général aux États-Unis.

Plusieurs facteurs influencent les décisions de ces investisseurs étrangers, selon le président de l'Association des hôtels du grand Toronto.

Terry Mundell estime que Toronto coûte trop cher : les taxes foncières, le coût de l'électricité, les frais de développement et même la valeur de la devise canadienne sont perçus comme des obstacles.

Il pense que si la Ville ajoute une taxe de séjour, elle pourrait perdre encore plus de chambres.

Le 905 fait aussi concurrence à Toronto.

Terry Munrell, président de l'Association des hôtels du grand Toronto

Des villes de banlieue, comme Mississauga, font directement concurrence à Toronto. Plusieurs hôtels y ont été construits récemment parce que c'est plus abordable.

La concurrence d'Airbnb

Airbnb est un autre concurrent important pour les hôtels de Toronto. Présentement, il y a 10 000 logements locatifs à court terme au centre-ville. Leurs propriétaires ne paient pas les taxes imposées aux hôtels.

Un rapport plus détaillé expliquant la situation de l'industrie hôtelière à Toronto sera présenté cet été au comité de développement économique.