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Des changements dans l'industrie minière inquiètent les prospecteurs

C'est la fin d'un chapitre pour les prospecteurs miniers de l'Ontario. Depuis le début de l'année, l'inscription des droits d'exploration minière se fait grâce à un système électronique qui remplace leur métier.

Le jalonnement des terres en Ontario se fait maintenant en ligne, comme c’est déjà le cas dans la plupart des provinces, dont le Québec et la Colombie-Britannique.

Selon le gouvernement de l’Ontario, le nouveau système d'enregistrement permettra aux compagnies de jalonner des terres partout dans la province, sans être limitées à une seule région en raison des coûts.

Jusqu'en janvier dernier, les prospecteurs plantaient toujours des jalons dans le sol et notaient leurs terrains sur une carte.

Le changement technologique révolutionne l'industrie minière, mais coûtera de nombreux emplois dans le nord de la province, ce qui suscite la grogne du côté des prospecteurs miniers.

L'entreprise Nimkie Mining Services, qui offrait des services de prospection traditionnelle dans le nord ontarien, perd ainsi près de la moitié de ses revenus.

Mme Latour croit par ailleurs que le nouveau système GPS n’est pas assez précis pour en assurer le succès sur le terrain.

D'autres fournisseurs de services, comme ceux qui transportaient les prospecteurs sur les lieux parfois accessibles seulement par avion, pourraient aussi être touchés croit Michael Veilleux, pilote chez Hearst Air Service.

Il s’attend à voir une différence avec le changement.

« Pour notre entreprise, ça fait moins d’heures de vols. Ça aura un impact sur le nombre de vols qu’on a dans l’année », affirme-t-il.

Sur son site web, le ministère du Développement du nord et des mines indique que le nouveau système d’administration de terrains miniers sera pleinement opérationnel dès le 10 avril prochain, alors que la transition est sur le point d’être complétée.

Avec les informations de Philippe de Montigny