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Des chefs autochtones s'opposent au plus gros projet de la pétrolière Enbridge

L'Assemblée des chefs du Manitoba désire contester le prolongement de la canalisation 3, un projet d'une valeur de 7,5 milliards de dollars proposé par la compagnie Enbridge.

La canalisation 3 part de l'Alberta, croise les Prairies, traverse la frontière canado-américaine près du Manitoba, et se termine sur les rives du lac Supérieur, au Wisconsin. Une distance d'environ 1660 km.

L'organisation a déposé une demande d'autorisation pour faire appel de la décision de permettre à la pétrolière d'acheminer 760 000 barils de pétrole par jour.

Selon le chef de l'Assemblée des chefs du Manitoba, Derek Nepinak, le remplacement de la canalisation 3 aura un impact négatif sur les engagements du Canada en matière de changements climatiques.M. Nepinak fait valoir que le processus de consultation était inadéquat.

Le Canada s'est engagé à rétablir la confiance du public et à moderniser l'Office national de l'énergie en accordant la priorité aux savoirs autochtones et traditionnels. Au lieu de cela, la décision liée à la canalisation 3 est fondée sur un processus qui a marginalisé les voix autochtones.

Derek Nepinak, chef Asemblée des chefs du Manitoba

Enbridge a jusqu'au mois de décembre 2017 pour effectuer des améliorations sur l'oléoduc vieux de près de 50 ans; une demande du gouvernement américain motivée par la fuite de près de 4 millions de litres de pétrole dans la rivière Kalamazoo, au Michigan, en 2010.

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