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Des clients d'Ontario Energy Group risquent de devoir payer des milliers de dollars

Des Ontariens qui font affaire avec la compagnie Ontario Energy Group (OEG) risquent d'avoir de mauvaises surprises au moment de vendre leur maison. Leur fournaise, leur chaudière ou leur climatiseur central ne leur appartiennent pas, parce que cette entreprise traite avec un prêteur qui possède des droits de rétention sur de tels équipements.

Taylor Wild a eu deux mauvaises surprises quand il a voulu vendre sa maison.

Il a découvert que son système de chauffage, de ventilation et de climatisation n’avait pas été installé adéquatement et que le travail avait été fait sans permis ni inspection. C’est l’ancien propriétaire qui avait fait installer le système.

M. Wild a dû débourser 8000 $ pour le remplacer.

Il s’est ensuite rendu compte qu’il devrait payer 11 000 $ pour s’acquitter du droit de rétention sur son système de chauffage, de ventilation et de climatisation... de l’argent qui devait servir à la mise de fonds initiale sur sa nouvelle propriété, à Orangeville.

Beaucoup de plaintes

L’histoire de Taylor Wild n’est pas un cas isolé.

Les plaintes au sujet des contrats de location de chauffe-eau, fournaises et appareils d’air conditionné sont fréquentes, selon le ministère des Services gouvernementaux et des Services aux consommateurs.

Les propriétaires qui font affaire avec le Groupe Ontario Energy signent un contrat que l’entreprise utilise pour emprunter de l’argent à HomeTrust pour acheter une fournaise ou un chauffe-eau.

Le prêteur impose alors un droit de rétention sur des équipements loués qu’il considère comme les siens lorsqu’ils sont défectueux ou lorsque le propriétaire vend sa maison.

Taylor Wild a embauché un avocat pour briser son contrat et se soustraire au droit de rétention.

Il poursuit le Groupe Ontario Energy pour des pratiques qu’il qualifie de trompeuses.

Des accusations

La compagnie OEG et son propriétaire Evgueni (Eugene) Farber font face à plus de 140 chefs d’accusation liées à des violations des droits des consommateurs, à la suite de plaintes.

L’Electrical Safety Authority, l’agence provinciale qui émet les permis et procède aux inspections lors de travaux électriques, a aussi ouvert une enquête sur l’entreprise.

La compagnie n’a pas voulu accorder d’entrevue. Son avocat a toutefois soumis une réponse écrite dans laquelle il soutient que ces plaintes ne sont pas représentatives des pratiques d’OEG et de l’expérience de la très grande majorité de ses clients.

Me Christopher Naudie précise aussi que certaines des plaintes font référence à des sous-traitants qui faisaient du porte-à-porte et avec qui OEG ne fait plus affaire.

Lorsque les accusations ont été portées contre OEG, Home Trust a avisé la compagnie qu'elle ne financerait plus l'achat des appareils. Les contrats en place continuent de s'appliquer, à moins que le client décide de racheter l'équipement avant la fin du contrat.

Avec les informations de Michelle Cheung de CBC et de Jean-Philippe Nadeau

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