Plus d'une vingtaine de personnes ont répondu, lundi soir, à l'invitation du comité des usagers de l'aéroport qui souhaite offrir une formation de pilotage à Matane au printemps.

Un texte de Joane Bérubé

Trois instructeurs de l’école de pilotage iFly de Québec étaient venus faire la présentation de son offre de cours et expliquer les étapes pour parvenir à obtenir une licence de pilote privé.

L’école a besoin d’un minimum de cinq élèves pour démarrer la formation. Si tel était le cas, iFly installerait alors une base temporaire à Matane. Les cours commenceraient en mai et pourraient se poursuivre jusqu’à la fin de l’été.L'avion utilisé pour la formation serait aussi disponible pour la location.

Si iFly recrute assez d’élèves pour lancer sa formation à Matane, cela ne sera pas bénéfique que pour l’aéroport local, mais pour tous les aéroports de l’Est du Québec puisqu’il y aura plus de gens qui voleront, soutient le responsable de l’aéroport et représentant du comité des usagers de l’aéroport de Matane, Eddy Métivier.

Il y a un proverbe qui dit qu’une école de pilotage, c’est le poumon d’un aéroport.

Eddy Métivier, représentant du comité des usagers de l’aéroport de Matane

La rencontre a d'aileurs attiré des aspirants pilotes, des hommes d'affaires, mais aussi des gens qui détiennent déjà un permis de vol, dont, entre autres, des membres de l’Association aérosportive de Rimouski. Sans avoir besoin de s’inscrire à une formation complète, plusieurs pilotes pourront grâce à la présence de l’école obtenir d’autres compétences comme le vol aux instruments ou le vol de nuit.

Le secteur de Matane compte environ une dizaine de pilotes privés, estime Eddy Métivier.

Nouvel envolLa venue de cette école de pilotage serait ni plus ni moins un nouveau décollage pour l’aéroport de Matane, que la Ville menaçait de fermer il y a moins de deux ans. « Maintenant, explique M. Métivier, la Ville a compris qu’un aéroport c’est une porte d’entrée pour le monde des affaires. »

Si iFly s’installe pour l’été à Matane, elle y installera un camion-citerne pour ravitailler son avion, mais aussi les appareils de ceux qui se poseront à Matane. C’est une autre manière d’augmenter l’achalandage et ce sont des gens qui vont venir dépenser chez nous, relève M. Métivier.

Avion-ambulance

Le cours de pilotage s’ajoute à un possible retour de l’avion-ambulance qui n’atterrit plus à Matane depuis 2012. Une équipe de Service aérien gouvernemental est venue en début d’année réaliser une inspection technique des installations.

De son côté, la Ville de Matane étudie toujours la possibilité d’acquérir un GPS pour remplacer le service d’approche aux instruments NDB que NAV-Canada veut abandonner dans plusieurs municipalités, dont Matane. Le conseil devrait prendre une décision bientôt, indique le maire Jérôme Landry.

L’équipe du Service aérien gouvernemental devrait revenir au printemps à Matane pour parfaire son analyse.