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Des décisions politiques menacent l’économie d’Estevan

La santé économique d'Estevan, dans le sud-est de la Saskatchewan, se porte un peu mieux grâce à la remontée du prix du baril de brut des derniers mois, mais deux décisions politiques menacent cette stabilité : la tarification fédérale sur le carbone et l'avenir que réserve le gouvernement provincial à ses centrales au charbon.

Un texte de Dominique Brunet-Vaudrin

Darryl Shirley, le chef de l’entretien chez Bert Baxter Transport, craint les répercussions de la tarification sur le carbone du gouvernement fédéral qui entrera en vigueur en 2018. « La taxe sur le carbone, ça fait vraiment, vraiment peur à tout le monde ici », souligne-t-il.

L'employé de l’entreprise de transport d’équipement pétrolier estime que l’industrie pétrolière a déjà eu son lot d’obstacles.

Selon lui, le secteur pétrolier a été ébranlé par l’accord de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) sur la baisse de production du pétrole ainsi que les régulations concernant les émissions des véhicules routiers.

Comment ça va affecter notre industrie? Ce ne sera pas bon!

Darryl Shirley, chef d'entretien chez Bert Baxter Transport

Malgré tout, Darryl Shirley croit que la Saskatchewan profite actuellement d’un sursis. Selon lui, la province risque de tirer avantage de la récente entrée en vigueur en Alberta de leur taxe sur le carbone. « Quand tout va fermer là-bas parce que ce sera trop cher, [les entrepreneurs] viendront ici », soutient-il.

Menace sur le charbon

De son côté, l’agente d’immeuble Lynn Chipley s’inquiète plutôt de la décision que prendra le gouvernement provincial concernant les centrales au charbon Boundary Dam 4 et 5.

Pour répondre aux exigences du gouvernement fédéral, la Saskatchewan doit décider d’ici le 31 décembre 2019 si elle installe un système de captage de carbone dans ses usines ou si elle choisira de les fermer. « J’attends de voir ce que décide le gouvernement parce que ce sont des centaines et des centaines d’emplois ici », fait-elle valoir.

Lynn Chipley redoute les conséquences de la fermeture de ces centrales. « Ce ne serait certainement pas positif pour Estevan. Elles sont les plus grandes employeuses et nous avons besoin de cette partie de notre économie », conclut-elle.

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