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Des dizaines d'emplois promis à Baie-Comeau dans un centre de données

GPU.ONE, l'entreprise derrière le projet de centre de données à Baie-Comeau sur la rue William Dobbel sort de l'anonymat. Le maire de Baie-Comeau, Yves Montigny, a annoncé que la compagnie québécoise va investir 25 millions de dollars pour s'y installer.

Un texte de Olivier Roy Martin

GPU.ONE estime qu’elle va générer entre « 25 et 50 emplois directs et indirects ». Le directeur des opérations, Daniel Rafuse, souhaite embaucher de la main-d’oeuvre locale pour assurer le fonctionnement de son centre de données. Cela comprend des techniciens en informatique et des experts en réseautage.

À court terme, Daniel Rafuse prévoit des besoins de main-d’oeuvre en construction pour adapter le bâtiment situé au 8 rue William-Dobel. Il affirme que sa compagnie n'a pas encore acheté l'édifice.

Une limite de consommation d'électricité

D’ici la fin de la première phase du projet le 31 août, la compagnie québécoise estime qu’elle aura installé suffisamment d’ordinateurs et d’autres équipements au 8 rue William-Dobel pour consommer un peu moins de 5 mégawatts d’électricité.

Selon Yves Montigny, le « moratoire de facto » imposé par le ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles sur les projets de centres de données empêche l’entreprise de consommer plus de 5 mégawatts d'électricité pour le moment.

Héberger les données informatiques des autres pour faire de l’argent

« On est un peu le modèle d’affaire d’un bloc d’appartements », explique le directeur des opérations de GPU.ONE, Daniel Rafuse.

« Si vous achetez un bloc d’appartements, vous [en] louez. En fonction du taux de location, vous gagnez un revenu. Nous on achète un centre de données. Notre objectif, c’est de louer des serveurs. Et avec ça, on va être en mesure de louer des serveurs ».

Boucler le budget de l’année prochaine

La municipalité de Baie-Comeau compte sur les revenus de l'impôt foncier que l'arrivée éventuelle de cette entreprise va générer. Le maire Yves Montigny souhaite que ces nouveaux revenus aident à combler le déficit évalué de la ville pour l'année 2019.

Mais pour que GTU.ONE prenne de l'expansion et génère des revenus plus importants à la municipalité, le « moratoire » du ministère de l'Énergie doit être levé, selon Yves Montigny.

« Si on réussit à lever le moratoire, c’est 1,3 millions de dollars [en revenus pour la ville]. Donc il nous reste juste une petite partie pour aller chercher ce qu’on a besoin pour 2019 ».