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Des éleveurs de bovins réclament de l’aide à Fredericton

Un groupe d'éleveurs de bovins au Nouveau-Brunswick se rend à Fredericton, jeudi, dans l'espoir d'obtenir pour leur industrie un soutien du gouvernement.

Plus de 25 éleveurs du nord-ouest ont pris place dans un autobus, jeudi matin. Ils veulent rencontrer le ministre de l'Agriculture, de l'Aquaculture et des Pêches, Rick Doucet, afin de demander plus d'aide financière de la part du gouvernement provincial.

« Nous allons à Fredericton pour demander plus de support et d’écoute, et avoir quelque part du budget de l’agriculture. Ça peut nous aider pour le développement de nos fermes et nous soutenir pour pouvoir continuer la survie de l’industrie de la vache [et du] veau au Nouveau-Brunswick », affirme l’agriculteur Éric Gagné, qui est du voyage.

Le groupe d'agriculteurs demande l’appui du gouvernement pour développer la relève en son domaine. « C’est impossible que les nouvelles relèves puissent commencer aujourd’hui, car les fonds ne sont pas là », souligne Éric Gagné.

Les éleveurs de bovins des Maritimes veulent des garanties

D'autre part, le Conseil du bœuf des Maritimes souhaite adhérer à un programme d’assurance des prix du bétail de l’Ouest canadien déjà offerts en Colombie-Britannique, en Alberta, en Saskatchewan et au Manitoba.

Les éleveurs des maritimes restent tributaires de la fluctuation des prix. L’adhésion au programme leur permettrait d’avoir des prix plus stables pour la vente et l’achat de bovins destinés à la production de viande.

« Si le prix du marché ouvert est plus bas cette journée-là, toi tu reçois le prix du contrat, au moins tu vas savoir le prix », explique Paul Breau, un éleveur du Nouveau-Brunswick.

Propriétaire d’un élevage de bovin à Mont-Carmel à l’Île-du-Prince-Édouard, Darlene Sanford est quant à elle convaincu que l’Ouest a une longueur d’avance sur les Maritimes avec un programme de la sorte

« Quand on achète les animaux pour les mettre dans nos granges, on fait ça parfois une année avant de savoir qu’est-ce que le prix va être à la fin de l’année. On prend beaucoup de risques, alors pour nous ça va aider à gérer ce risque-là », estime-t-elle.

Le Conseil du bœuf des Maritimes aimerait faire partie du programme d’ici un ou deux ans.

Avec les informations de Catherine Dumas

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