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Des employés autorisés à s’installer à Vancouver pour fuir Trump

Chez WebLinc, on ne lésine pas sur le bonheur du salarié. Pour cette jeune entreprise de technologies qui embauche plus de 150 personnes aux États-Unis, il est hors de question de laisser filer ses talents.

« Nous avons une grande diversité parmi nos employés. Des gais et lesbiennes, des gens de toutes sortes de religions ou d’ethnies. Durant la campagne présidentielle, ils ont été nombreux à exprimer leurs inquiétudes en cas d’élection de Donald Trump. Nous avons alors commencé à réfléchir à des options », explique à Radio-Canada Darren Hill, directeur et cofondateur de WebLinc.

Le dirigeant, qui se targue d’employer la crème de l’industrie, a donc rapidement ouvert la porte à une relocalisation à long terme dans les bureaux vancouvérois de l'entreprise pour ceux qui le souhaitent. Jusqu’à présent, il était possible d’y séjourner pour de courtes périodes allant jusqu’à six mois.

Au moins une quinzaine d’intéressés

Depuis l’élection du milliardaire à la Maison-Blanche, au moins une quinzaine d’employés ont manifesté de l’intérêt. « Mais on sait qu’ils ne déménageront pas trop rapidement, nuance Darren Hill. On parle d’adultes qui ont une vie, sûrement un emprunt à rembourser ou un contrat de bail. »

Plusieurs candidats à des postes ouverts à Philadelphie n’ont également pas hésité à demander s’ils pouvaient plutôt travailler depuis Vancouver, dans le cas où ils seraient retenus.

Tout cela a de quoi faire grandir le bureau de Vancouver, qui compte actuellement une vingtaine d’employés.

De nombreux Américains et des personnalités ont promis de déménager au Canada en cas de victoire de Donald Trump. Au soir de l’élection du candidat républicain, le site de Citoyenneté et Immigration Canada était temporairement saturé.

Selon la radio publique américaine NPR, le nombre d’Américains déménageant au Canada pour des raisons politiques a connu deux pics : l’un en 1981, lors de l’élection de Ronald Reagan, et l’autre au début des années 2000, pendant l’ère George Bush fils.