Retour

Des entreprises albertaines préoccupées par la menace de grève au CP

Les industries pétrolières et agricoles albertaines redoutent l'impact qu'aurait une grève du Canadian Pacifique (CP) sur leurs activités.

Plus de 3000 travailleurs ferroviaires menacent de débrayer dès mardi à 22 h HAE, si les négociations entre les syndicats et leur employeur n’aboutissent pas avant cette échéance.

Ce conflit inquiète les industries albertaines qui dépendent du rail pour livrer leurs marchandises, comme les pétrolières et les céréaliers.

« Qui dit grève, dit trains à l’arrêt. Si le transport est paralysé pendant une semaine, c’est près de 400 000 tonnes de céréales qui resteront bloquées les élévateurs ou les silos à grains », se désole Kevin Bender, le président de la Commission albertaine du blé.

Le CP, qui a le deuxième plus grand réseau ferroviaire au pays, a indiqué que l’entreprise avait prévu un plan d’urgence pour pallier la grève éventuelle. Une mesure préventive qui ne rassure pas pour autant les entreprises préoccupées.

« Les pipelines sont pleins et la capacité ferroviaire est très limitée », affirme quant à elle Elisabeth Besson, porte-parole de l'Association canadienne des producteurs de pétrole. « La moindre perte de capacité ne ferait qu’envenimer une situation déjà difficile ».

Les employés de la compagnie de chemin de fer ont débrayé à deux reprises au cours des cinq dernières années. Pour une de ces grèves, le gouvernement fédéral de Stephen Harper avait brandi la menace d’une loi spéciale pour forcer le retour au travail des employés du CP.

C’est aussi ce qu'ont demandé les producteurs de grains du Canada à Justin Trudeau dans une lettre récemment adressée au premier ministre.

Plus d'articles