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Des entreprises technologiques canadiennes demandent des visas pour les victimes du décret Trump

Une lettre signée par des acteurs du secteur des technologies canadien appelle le gouvernement fédéral à offrir des visas à ceux dont l'avenir est mis en suspens par les interdictions d'accès aux États-Unis décrétées par le président Donald Trump.

L'idée de la lettre a été lancée par le groupe Technologies sans frontières. Elle salue le message du premier ministre Justin Trudeau selon lequel le Canada demeurera une terre d'accueil pour les gens de toutes origines.

Mais la missive appelle à en faire plus, et réclame un visa qui permettrait aux gens déplacés de vivre et de travailler au Canada, et de bénéficier de prestations jusqu'à ce qu'ils puissent compléter le processus de requête pour la résidence permanente si tel est le choix qu'ils font.

Jennifer Moss, qui a cofondé une entreprise technologique établie à Waterloo, en Ontario, et qui agit comme porte-parole de Technologies sans frontières, a affirmé que ce visa pourrait aider les gens qui oeuvrent dans le secteur technologique aux États-Unis, mais qui ne peuvent pas reprendre le travail.

Mme Moss a indiqué que le groupe s'était formé en moins de 24 heures en réaction au décret signé par M. Trump qui interdit aux citoyens de sept pays à majorité musulmane d'entrer aux États-Unis.

Le groupe a souligné que la lettre avait été signée par de hauts responsables au Canada pour Shopify, Google et Facebook.

Le ministre fédéral de l'Immigration, Ahmed Hussen, a indiqué que le gouvernement canadien avait obtenu des précisions de l'administration Trump au sujet de sa nouvelle politique. Il compte garder un oeil ouvert sur les prochains développements avant de prendre une décision sur la remise de visa.

« Nous accueillons toujours ceux qui viennent bonifier notre société et notre économique avec leur habileté », a-t-il déclaré au cours d'une conférence de presse, dimanche.

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