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Des ex-employés de Sears en furie après la perte de leur indemnité de départ

Plusieurs ex-employés d'une succursale de Toronto fermée en mars se disent lésés après l'annulation de leur indemnité de départ, ce qui ne laisse rien présager de bon pour les milliers d'autres qui ont appris le mois dernier qu'ils perdaient leur emploi.

Les avocats de l'entreprise et ceux représentant les employés se retrouveront devant un juge de la Cour supérieure le 13 juillet au sujet du paiement des pensions et des avantages accordés à la cessation d’emploi.

En attendant, plusieurs ex-employés de la succursale du centre commercial Woodbine à Etobicoke se disent « outrés », voire « dégoûtés » du traitement que leur a réservé Sears Canada depuis la fermeture du magasin.

Rose Dalessandro y a été directrice des ventes durant 20 ans. Elle affirme qu’elle a dû annuler les rendez-vous chez le dentiste de ses deux enfants après avoir appris que le paiement de son indemnité de départ était annulé.

Zobeida Maharaj a été gérante des opérations au même magasin durant 28 ans.

Les employés mis à pied avant le 22 juin ont appris à cette date qu’ils perdaient leur indemnité de départ, lorsque Sears Canada a révélé qu’elle souhaitait se placer sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies (LACC).

Près de 3000 employés de Sears Canada ont appris du même coup qu’ils perdaient leur emploi, puisque l'entreprise annonçait la fermeture de 59 magasins au pays.

Contrainte de liquidités

Le porte-parole pour Sears, Joel Shaffer, explique que la compagnie fait face à des contraintes de liquidités qui ont une incidence sur plusieurs des parties prenantes, notamment les employés mis à pied qui avaient déjà conclu la négociation de leur indemnité de départ.

Le porte-parole souligne toutefois que les employés qui croient avoir droit à un montant de compensation pourront participer à un processus de réclamation prévu par la LACC.

Présenter une demande de protection sous la LACC donne l’occasion à une entreprise de continuer ses opérations tout en tentant de conclure des arrangements avec ses créanciers.

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