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Des experts veulent faire du Canada le pays le plus innovant du monde

Des chercheurs, des gens d'affaires, d'anciens politiciens et des hauts fonctionnaires se sont réunis à Ottawa ce week-end pour déterminer comment faire du Canada le pays le plus innovant du monde d'ici vingt ans. Un pari ambitieux qui nécessitera encore bien du travail.

Un texte de Yasmine Mehdi

En cette première Conférence nationale sur l'innovation au Canada organisée en marge des célébrations du 150e anniversaire de la Confédération, des dizaines d'experts des quatre coins du pays se sont rendus à Bibliothèque et Archives Canada de vendredi à dimanche.

Le Canada occupe le 18e rang de l'indice mondial de l'innovation 2017, effectué par l'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle, derrière Israël et Hong Kong. Pour permettre au Canada de concurrencer des pays comme la Suisse, la Norvège ou les États-Unis, il faudra que les gouvernements mettent les bouchées doubles.

« Pour l'instant, le Canada n'est pas du tout le premier pays du monde, pas le deuxième, pas le troisième, pas même le treizième. Mais c'est possible si tout le monde travaille, si chacun se pose la question : qu'est-ce que je fais pour l'innovation aujourd'hui? », a déclaré la présidente de la conférence et professeure à l'Université du Québec en Outaouais, Larisa Shavinina.

Les professeurs Charbonneau et Shavinina estiment tous deux qu'encourager l'innovation passe surtout par l'éducation.

« Notre but est de trouver les moyens pour développer cette nouvelle génération d'innovateurs », a souligné Mme Shavinina.

Une fuite des cerveaux?

En attendant de hisser le Canada au rang de puissance de l'innovation, il reste que bien des innovateurs quittent le pays, emportant avec eux leurs idées et leur succès.

Un étudiant de l'UQO, Jonathan Lauzon, s'inquiète de cette fuite des cerveaux.

« Il y a encore du travail à faire [...] si on veut que les gens restent, c'est des choses essentielles. Personnellement, je ne me sentirais pas nécessairement super à l'aise de rester au Canada, ça pourrait être une option d'aller ailleurs », a estimé M. Lauzon.

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