Retour

Des garderies privées non subventionnées tirent la sonnette d’alarme

Un nombre grandissant de propriétaires de garderies privées non subventionnées tentent de vendre leurs installations, et bon nombre d'entre eux sont menacés de faillite. C'est ce que constatent deux des trois organisations qui les représentent.

Les garderies non subventionnées, dont les tarifs quotidiens oscillent entre 35 $ et 60 $, totalisent plus de 55 000 places, soit environ 20 % de toutes les places en service de garde du Québec.

Khalid Daher, le président de l'Alliance québécoise des garderies privées non subventionnées, qui compte une centaine de membres, a mis sur pied un forum de discussion où les membres peuvent s'exprimer. De plus en plus de propriétaires se servent de cette plateforme pour tenter de liquider leurs installations.

« Le forum, normalement, est réservé aux questions entre les garderies. Mais, maintenant, c'est les ventes! On discute carrément : "Je veux 1 million". [...] C'est très alarmant. Et je constate que c'est une espèce de débâcle, une espèce d'effondrement du système. »

Plusieurs souhaitent quitter le milieu, devenu trop difficile. C'est le cas d'une propriétaire qui a accepté de parler à Radio-Canada de manière anonyme, parce que ses employés et clients n'en ont pas encore été informés.

« Il y a entre 10 % et 15 % de nos membres des 1050 garderies qui sont en train de faire faillite et qui vont probablement fermer d'ici Noël ou en janvier par manque d'enfants et par manque d'argent aussi », affirme pour sa part Marie-Claude Collin, présidente de la Coalition des garderies privées non subventionnées du Québec.

Mme Collin, comme beaucoup d'autres, reproche au gouvernement d'avoir accordé trop de permis, sans tenir compte des besoins. Le nombre de places dans les garderies privées non subventionnées a quintuplé au cours de la période allant de 2010 à 2016.

Le ministère de la Famille répond qu'il est du ressort des promoteurs de faire des études de marché avant de se lancer en affaires.

D'après les informations de Marie-France Bélanger.