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Des homardiers arrêtent de pêcher en raison des restrictions pour protéger les baleines

Des homardiers de l'île de Miscou ont décidé d'arrêter de pêcher deux semaines avant la fin de la saison, en raison des nouvelles fermetures de zone de pêche qui touchent la région.

Les pêcheurs avaient jusqu’à dimanche midi pour déplacer leurs casiers dans les zones où aucune baleine noire n’a encore été observée.

Mais certains pêcheurs d'expérience ont plutôt choisi de retirer complètement leurs casiers des eaux, au lieu de se restreindre aux zones encore accessibles.

En mettant fin hâtivement à leur saison, ils se privent de milliers de dollars en revenus.

De l'entraide pour les plus jeunes

Ils souhaitent entre autres laisser de la place aux plus jeunes, affirme l'un d'entre eux, Simon Bezeau.

Dans le petit espace que l'on a, on est une grosse gang pour pêcher. Comme j'ai dit aux jeunes à matin: à l'âge où je suis rendu, je vous donne ma place, raconte-t-il

Certains pêcheurs plus âgés n'ont plus les mêmes obligations financières que les plus jeunes, souligne-t-il.

Pas de désobéissance

Sur les quais de la Péninsule acadienne dimanche, les pêcheurs présents ont indiqué qu'ils se soumettront aux nouvelles règles. Mardi, l’Union des pêcheurs des Maritimes avait soulevé que la désobéissance était une possibilité.

Depuis quelques semaines, toutes les zones de pêches où les baleines noires sont aperçues sont systématiquement fermées, en conformité avec les mesures de protection du ministère des Pêches et des Océans.

Malgré tout, les pêcheurs s’entendent pour dire que les débarquements ont été bons jusqu'à maintenant.

L'un d'eux, James Stewart, a sorti de l’eau 2400 livres de homard vendredi. Il aurait bien aimé laisser ses casiers aux endroits actuels.

Il s’agit de la sixième fermeture de zone de pêche depuis le début de la saison. Ces mesures de protection touchent cette fois une soixantaine de pêcheurs dans la région de Miscou.

Le ministère des Pêches et des Océans a de plus fermé de nouveaux quadrilatères, samedi.

Le ministre des Pêches, Dominic Leblanc, a répété vendredi qu’il demeurait ferme dans sa décision de fermer complètement des zones de pêches.