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Des manifestants anti-pipeline attendent Justin Trudeau à Vancouver

Des opposants à l'expansion de l'oléoduc Trans Mountain se sont rassemblés devant l'hôtel de Vancouver où le premier ministre Justin Trudeau doit faire un discours.

Le politicien doit assister à une table ronde sur les technologies propres et à une activité de collecte de fonds pour le Parti libéral.

Entre 300 et 400 personnes se sont donné rendez-vous au musée des beaux-arts au centre-ville avant de commencer à marcher vers l’hôtel Sheraton.

Les participants à la manifestation comptent distribuer des dépliants qui décrient les dangers environnementaux des pipelines aux invités de la collecte de fonds.

Emma Pullman, directrice de campagne pour l’organisme environnemental SumOfUs, dit que les manifestations vont continuer jusqu’à ce que le premier ministre Trudeau cède et revient sur sa décision d’appuyer le projet d’expansion.

Plus tôt, Justin Trudeau était à Victoria pour rencontrer des gardes-côtes et discuter de sécurité maritime ainsi que de prévention contre les déversements.

Toutefois, le premier ministre du Canada ne rencontrera pas celui de la Colombie-Britannique lors de cette visite dans l’ouest du pays. John Horgan et son gouvernement néo-démocrate sont opposés à la construction du pipeline, à moins qu'on leur offre de meilleures garanties contre les déversements. Justin Trudeau a toutefois garanti que le pipeline serait construit.

L'expansion du pipeline Trans Mountain ferait passer sa capacité de 300 000 barils de pétrole par jour à 890 000. De nombreux groupes autochtones et des écologistes s'y opposent également.

Un projet qui divise

L'oléoduc est un sujet de discorde entre l'Alberta et la Colombie-Britannique. Le gouvernement albertain, qui souhaite exporter son pétrole vers l'Ouest, accuse la Colombie-Britannique de mettre l’économie nationale en danger.

Le premier ministre canadien se rendra vendredi en Alberta pour visiter des installations de la pétrolière Suncor. Le PDG de cette entreprise s'est plaint, il y a deux mois, que le régime réglementaire du Canada et sa structure fiscale l'empêcheraient d'investir davantage au pays.