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Des millions de dollars de pertes en aquaculture, faute de main-d'oeuvre

L'industrie aquacole canadienne n'est pas à l'abri d'un manque de travailleurs. Les plus récentes données du Conseil canadien pour les ressources humaines en agriculture (CCRHA) indiquent des pertes de ventes de 57 millions en 2014, pour une production d'environ 750 millions de dollars.

Et ce déficit augmentera si rien n’est fait pour attirer de nouveaux travailleurs.

L’industrie aquacole englobe les fermes d’élevage de poissons à nageoires, des mollusques et des crustacés et d’autres animaux aquatiques.

Elle exclut les entreprises de transformation.

Pourtant, disent les experts, l’aquaculture est l’industrie agricole qui affiche la plus forte croissance au Canada, tout en étant la plus modeste.

En 2014, l’aquaculture employait 4000 personnes, surtout en Colombie-Britannique et dans les Maritimes. « Mais, on retrouve aussi de cette main-d’œuvre en Ontario, notamment dans la baie Georgienne, » indique Cyr Couturier, du Fisheries and Marine Institute of Memorial University à Terre-Neuve et Labrador.

L’étude prévoit que l’accroissement de la demande mondiale de protéines de poisson fera augmenter la production et que pour répondre à la demande, l’industrie aura besoin vraisemblablement de 5800 travailleurs d’ici 2025.

Quelque 1300 emplois pourraient cependant demeurer vacants, faute de travailleurs canadiens disponibles.

Ce n’est pas facile recruter des Canadiens, lorsqu’ils pensent que c’est un emploi à faible salaire et d’une durée limitée.

Cyr Couturier, professeur, Memorial University

Le facteur éloignement pose tout un défi

Selon l’étude, le déclin de la population en milieu rural complique le recrutement. Les exploitants aquacoles peinent à trouver des travailleurs.

Le manque de transport en commun en région rurale restreint aussi la mobilité de la main-d’œuvre.

De la lumière au bout du tunnel

Le CCRHA et le gouvernement fédéral ont mis au point des outils pour aider les exploitations aquacoles à gérer leur main-d’œuvre.

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