Des pêcheurs de homard manifestent devant l'usine B.A. Richard de Sainte-Anne-de-Kent. Ils ont refusé de prendre la mer jeudi matin pour protester contre les prix qui leur sont payés pour leurs prises, cette année, dans le sud-est du Nouveau-Brunswick.

Les prix sont actuellement à 4,25 $ la livre pour le homard de conserve et 4,75 $ pour le plus gros homard, près de 2 $ de moins que prévu, selon l’organisateur syndical de l'Union des pêcheurs des Maritimes (UPM), Michel Richard.

L'UPM dit d'ailleurs qu'elle ne cautionne pas cette manifestation, même si elle comprend les frustrations des pêcheurs. L'UPM a d'ailleurs tenu une réunion à Shediac mercredi soir pour discuter de la situation et a appelé à la mobilisation de ses membres.

M. Richard ne veut pas dire quel serait le prix idéal pour les pêcheurs, mais il croit que si le prix se trouvait entre 5 $ et 5,25 $ la livre, ses membres seraient satisfaits.

Emmanuel Moyen, représentant de l'UPM, croit pour sa part que les prix ne sont pas encore définitifs.

« Je pense que chaque pêcheur va négocier directement avec les usines, je ne pense pas que les prix qui sont présentement annoncés sont les bons, ils sont plus en mode réaction, pour voir comment les pêcheurs vont réagir. »

« L’UPM représente 1 300 pêcheurs propriétaires indépendants du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse et on devrait tous travailler ensemble pour obtenir les meilleurs prix », affirme M.Moyen.

Michel Richard souhaite éviter une autre crise comme celle d’il y a cinq ans, lorsque les pêcheurs ont dû se battre pour obtenir de meilleurs salaires.

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