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Des produits ajoutés à base de sirop d'érable et de camerise dans le Madawaska

La Coopérative forestière du nord-ouest (COFNO) du Nouveau-Brunswick a comme mission première d'aider les propriétaires de lots boisés et les acériculteurs de la région, mais depuis deux ans, elle s'est aussi lancée dans la transformation alimentaire.

L'usine ExlPure de Clair a ouvert en 2015.

Elle prolonge tout naturellement la mission de la COFNO, affirme Guy Paillard, président de la coopérative.

« Naturellement, si on veut créer de la richesse avec nos matières de base, il faut faire de la transformation », dit-il.

La COFNO achète du sirop d'érable des acériculteurs locaux et le transforme en produits à valeur ajoutée, comme de la barbe à papa.

L'usine transforme aussi du sirop pour produire du sucre d'érable granulé.

Le sucre est utilisé comme tel par les consommateurs ou comme ingrédient dans la production alimentaire.

Les clients sont de partout.

« Un peu aux États-Unis et en Chine, affirme M. Paillard, et puis au Canada, notre sucre est vendu surtout au Nouveau-Brunswick, un peu au Québec et en Ontario. Et un peu dans l'Ouest. »

Du sirop à la camerise

L'usine transforme aussi de la camerise, un petit fruit qui ressemble au bleuet et qui est cultivé dans la région.

Elle en fait un sirop. « Il y a beaucoup d'usines de transformation alimentaire qui recherchent toujours de nouveaux produits. Donc on pense que notre sirop de camerise est un ingrédient qui va être intéressant pour ces gens-là, pour leur donner la chance de développer de nouveaux produits », explique Guy Paillard.

Du développement économique à partir de la base

La Coopérative forestière a investi 1,2 million de dollars dans son usine.

L’entreprise compte plus de 200 membres, des producteurs, des investisseurs et des travailleurs qui sont tous les propriétaires de l'usine.

Le projet découle d’une volonté de développer l’économie localement, affirme Paul-Émile Soucy, vice-président de la Coopérative forestière.

« C'est des emplois et c'est un retour sur ton économie de base. L'argent revient dans la région. On crée des emplois et on veut aussi que nos jeunes restent dans la région. »

Au cours des prochaines années, la Coopérative prévoit développer d'autres produits, à commencer par un vin à la camerise.

D'après um reportage de Bernard Lebel

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