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Des redevances minières supérieures à 100 M $ en 2016 au Québec

Les compagnies minières ont versé 106 millions de dollars en redevances au gouvernement du Québec en 2016.

Avec les informations de Jocelyn Corbeil

Selon les données compilées par le journal La Presse, il s'agit d'une hausse de 9 % par rapport à l'année 2015.

Dans la région, la mine La Ronde d'Agnico Eagle, avec des droits versés au gouvernement de 15 millions de dollars, et la mine à ciel ouvert de Canadian Malartic, avec 14 millions de dollars, ont été les mines les plus payantes.

Dans le nord du Québec, la mine de nickel Raglan de Glencore a versé en redevance de plus de dollars 14 millions de dollars.

Mines Alerte Canada estime que le montant versé en redevances minières est insuffisant. « Nous, notre première réaction à cela [est que ] c'est nettement insuffisant. D'un côté, la bonne nouvelle c'est que maintenant, il n'y a aucune mine qui paie zéro redevance. Ça, c'est bien, mais la proportion payée à 1,3 % de la valeur brute est nettement insuffisante et on se rappellera que le vérificateur général du Québec avait dénoncé, en 2009, dans son rapport, un retour de 1,5 % sur les redevances. Alors on est en deçà de cette ligne-là », explique Ugo Lapointe, coordonnateur de Mines Alerte Canada.

Ensemble des retombées économiques

Pour la présidente directrice générale de l'Association minière du Québec, Josée Méthot, il faut regarder l'ensemble des retombées économiques des minières pour avoir un portrait plus précis.

« Les droits miniers, c'est une partie des retombées économiques des mines au Québec. Il faut regarder les retombées globales, on le sait que chez vous c'est 21 % de vos emplois en Abitibi et le gouvernement reçoit annuellement plus d'un milliard de dollars, sans compter l'impôt sur les sociétés », souligne Josée Méthot.

Les municipalités veulent plus

Quant à elles, des municipalités de l'Abitibi exigent, de la part du gouvernement du Québec, un meilleur partage des revenus liés aux redevances minières.

Elles soutiennent que les villes où l'on retrouve les projets miniers devraient obtenir plus d'argent afin de diversifier leur économie, entre autres.

À Malartic, des millions de dollars en redevances versés par la minière Canadian Malartic au gouvernement, le maire Martin Ferron évalue que sa municipalité a reçu environ 100 000 $ de Québec en 2016.

« On pourrait avoir une plus grande stabilité si, avant de commencer à distribuer des redevances minières, on prenait en considération que les milieux ici ont besoin de se diversifier économiquement. Parce qu'on est dans les régions plus éloignées, on n'a pas la force des grands centres comme Montréal, Québec ou Sherbrooke. On doit vraiment trouver une alternative, les redevances minières doivent être une source de revenus, mais le partage n'est pas équitable avec nos milieux », fait-il valoir.