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Des retombées de 37 M$ attendues au BioMarine Business Convention de Rimouski

Rimouski se prépare à accueillir des participants de partout dans le monde pour le BioMarine Business Convention, un important congrès d'affaires sur les biotechnologies marines.

D’après les informations d’Ariane Perron-Langlois

Le BioMarine Business Convention, qui commence dimanche, va réunir environ 300 participants de 18 pays, dont environ 250 entreprises qui œuvrent dans le domaine maritime.

L'événement doit favoriser les échanges de technologies et de connaissances, de même que les partenariats et les investissements. Les préparatifs sont en cours, et on déploie des mesures de sécurité plutôt importantes.

Le président du BioMarine Business Convention, Pierre Erwes, espère que la valeur des ententes et des contrats qui vont découler directement de cet événement atteindra les 25 millions d'euros, soit environ 37 millions de dollars canadiens.

Parmi les dignitaires et élus présents, on comptera le prince de Monaco, le premier ministre Philippe Couillard, le ministre fédéral des Pêches et la ministre des Mers du Portugal.

L'économie de l'avenir

Les organisateurs de l'événement considèrent que l'économie bleue, c'est l'économie de l'avenir.

« Tout ce que vous avez dans votre assiette, tout ce que vous avez dans votre environnement, tout ce que vous avez pour vous soigner, pour vous nourrir, pour vous chauffer, dans le futur, une grande majorité de ces produits-là sera issue et tirée de la mer. On le voit déjà, avec la révolution du bioplastique, on sait que 20 % de la pâte qui va être utilisée pour faire du bioplastique dans le futur viendra des algues. On sait que la plupart des grandes molécules pour traiter le cancer viennent en fait des ingrédients marins », énumère le président du BioMarine Business Convention, Pierre Erwes.

La directrice générale de Technopole Maritime, Noémie Giguère, estime que le secteur de l'économie bleue représente 3000 emplois au Québec, en incluant la recherche et l'innovation dans le secteur marin.

Elle s'attend à ce que les retombées se fassent sentir partout au Québec, et non pas seulement à Rimouski.

« Oui, on parle de Rimouski, parce qu'il y a un pôle ici au niveau des savoirs, mais on parle de l'ensemble du Québec. Les biotechnologies marines, ça va toucher autant les gens de la Gaspésie, qui sont en transformation et dans la collecte de ces ressources-là, et les gens de Québec, Montréal, de l'Estrie, qui vont travailler plutôt du côté des cosmétiques et du pharmaceutique. »

Selon Noémie Giguère, le dernier congrès, qui avait eu lieu à Oslo, avait permis le développement de projets pour une valeur totale d’au moins 700 000 $ au Québec.

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