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Des solutions pour aider les médias canadiens en mal de revenus

Un rapport qui s'est penché sur l'avenir des médias canadiens propose des changements drastiques dans le but d'aider l'industrie à faire face au déclin des revenus de l'industrie et au problème croissant des « fausses nouvelles ». Le rapport de 100 pages recommande notamment de fournir gratuitement le contenu en ligne de Radio-Canada à tout éditeur.

L’une des mesures proposées pour financer l’industrie médiatique est l'instauration d'une taxe de vente pour les entreprises étrangères qui vendent des abonnements numériques au Canada et, avec les revenus ainsi générés, la mise sur pied d’un fonds de 400 millions de dollars, le « Fonds pour l’avenir du journalisme et de la démocratie ». Ce dernier aiderait à financer la publication de nouvelles et d’informations fiables.

Les groupes de médias déplorent que les efforts de l'industrie pour augmenter son offre numérique se traduisent en revenus publicitaires largement insuffisants pour remplacer les revenus perdus dans l’imprimé.

Le rapport propose également - parmi la douzaine de recommandations qu'il contient - un nouveau mandat local pour l’agence La Presse canadienne et une interdiction pour le diffuseur national – CBC et Radio-Canada – de vendre de la publicité numérique.

Le rapport, intitulé Le miroir éclaté : Nouvelles, démocratie et confiance dans l'ère numérique, est l'oeuvre d'Edward Greenspon, un ancien journaliste du Globe and Mail, aujourd'hui président-directeur général du Forum des politiques publiques (FPP).

L'organisme s'est basé sur une étude à laquelle ont participé des représentants des quotidiens québécois Le Devoir et La Presse, ainsi que la Société Radio-Canada.

Cette étude a été faite à la demande du ministère du Patrimoine canadien.

Le ministère a lancé une vaste consultation publique sur le contenu canadien dans le monde numérique, le printemps dernier.

Le rapport est dévoilé au moment où une nouvelle série de mises à pied viennent d’être annoncées par le plus grand réseau de quotidiens au pays, Postmedia. L’entreprise a remis, mardi, des avis de mise à pied à des employés de la Montreal Gazette, du Ottawa Citizen et du Windsor Star.

Postmedia a pris cette décision après avoir échoué dans sa tentative d’atteindre son objectif de réduire les salaires de 20 %

D’autres acteurs majeurs de l’industrie - le Toronto Star et le Globe and Mail – ont également réduit le nombre de leurs employés en raison du déclin des revenus publicitaires de leurs plateformes imprimées.

Le rapport du FPP reconnaît que le débat au Québec sur l'avenir du journalisme est différent. Il ne recommande cependant rien de spécifique au marché québécois.

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