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Des syndiqués montent aux barricades pour bloquer le projet de loi sur Air Canada

Après l'Association des anciens travailleurs d'Aveos, c'est au tour de l'Association internationale des machinistes et des travailleurs et travailleuses de l'aérospatiale (AIMTA) de demander au gouvernement fédéral de ne pas adopter le projet de loi C-10, qui modifie la Loi sur la participation publique au capital d'Air Canada.

Un texte de Maxime Bertrand

La nouvelle version du projet de loi stipule que « sans éliminer l'exercice d'activités d'entretien d'aéronefs en Ontario, au Québec ou au Manitoba », Air Canada « peut modifier le type ou le volume d'une ou de plusieurs de ces activités dans chacune de ces provinces ainsi que le niveau d'emploi ».

Selon le syndicat des machinistes, le projet de loi C-10 avalise la fermeture d'Aveos qui avait entraîné la mise à pied de 2600 travailleurs (dont 1800 à Montréal), en 2012.

Le maintien des activités d'entretien dans la région de Montréal, à Mississauga et à Winnipeg était l'une des conditions imposées à Air Canada lors de sa privatisation en 1989.

Le syndicat des machinistes a soumis son mémoire au Comité permanent des transports, de l'infrastructure et des collectivités du ministère des Transports.

Lundi dernier, les représentants québécois de l'AIMTA avaient critiqué les députés québécois du Parti libéral du Canada (PLC) pour leur « manque de leadership » dans le dossier.

Au sein de la députation québécoise du gouvernement de Justin Trudeau, personne ne prend « le flambeau pour les dossiers de l'aérospatiale, de l'aéronautique, de la maintenance, de la révision des avions », selon David Chartrand, coordonnateur québécois de l'AIMTA.

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