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Des travailleurs d'outre-mer venus en renfort dans le Haut-Madawasca

Le visage du Haut-Madawaska dans le nord-ouest du Nouveau-Brunswick se diversifie depuis quelques mois. De nouveaux arrivants, recrutés en Belgique l'été dernier, ont finalement pu commencer à travailler à l'usine d'abattage de poulet Sunnymel. L'entreprise, qui manque de main-d'œuvre, a dû se tourner vers l'immigration pour pourvoir les postes disponibles.

Un texte de Kassandra Nadeau-Lamarche

Cyrille Tiwa est peut-être fraîchement arrivé dans le Haut-Madawaska, mais il commence déjà à penser à s'intégrer pleinement à la culture canadienne. « J'aimerais bien faire les sports sur glace, explique-t-il. Jouer au hockey, je vais souvent au hockey, et je trouve que c'est vachement c'est bien. J'aimerais bien essayer ».

Diplômé d'une maîtrise en gestion en Belgique, le jeune homme originaire du Cameroun n'arrivait pas à s'y trouver un emploi. Ici, il est ouvrier de production dans l’abattoir de poulet de Sunnymel, situé dans l’ancien village de Clair.

Même si la région n’est pas reconnue comme la plus diversifiée culturellement, Cyrille Tiwa ne s’inquiète pas de la réaction des locaux. Selon lui, les gens sont curieux, mais ils restent très gentils.

Réponse au manque de main-d’œuvre

Cyrille et d'autres employés récemment installés dans la région viennent remplir un vide chez Sunnymel qui, comme plusieurs entreprises, souffre d'un manque important de travailleurs.

En plus des nouveaux employés déjà arrivés, l'entreprise a récemment embauché une cinquantaine de travailleurs provenant de l'île Maurice et de Madagascar.

La direction a mis tout en oeuvre pour leur assurer une bonne intégration dans la région, tout d’abord en leur trouvant un logement, mais également en les guidant pour obtenir un numéro d’assurance sociale, une carte d’assurance maladie ou même pour l’ouverture d’un compte bancaire.

L’entreprise obtient également de l'aide de la part du Centre de ressources pour nouveaux arrivants du Nord-Ouest ; le tout pour assurer une transition en douceur à Cyrille et ses autres collègues immigrants.

Même si plusieurs des nouveaux arrivants sont, comme Cyrille, surqualifiés pour les postes à l’abattoir, l’entreprise mise sur une bonne intégration pour les convaincre de rester à l’emploi de Sunnymel le plus longtemps possible.