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Des travaux de construction qui dérangent à Moncton

Les chantiers de contruction à Moncton, au Nouveau-Brunswick, entraînent des inconvénients pour de petites entreprises locales.

Un texte de Anaïs Brasier.

De récents chiffres de Statistiques Canada révèlent que Moncton est présentement la première ville de l'Atlantique en matière de construction non résidentielle. Durant les six premiers mois de 2017, 163,9 millions de dollars y ont été dépensés pour la construction de bâtiments non résidentiels. Durant la même période, 137,6 millions de dollars ont été dépensés à Halifax et 97,1 millions à Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick. C’est la première fois que Moncton surpasse ces villes depuis que Statistique Canada enregistre ces données.

Selon Richard Dunn, agent de développement économique de la ville de Moncton, c’est grâce à plusieurs projets d’envergure. « Par exemple, on avait un projet de 51 millions de dollars à l’hôpital Georges-Dumont ». Deux autres projets, le 55, rue Queen, un hôtel-boutique, et la salle d’entraînement Goodlife sur Vaughan Harvey, avaient tous deux une valeur de 20 millions de dollars, explique-t-il.

Pour Carol O’Reilly, la directrice générale de la Chambre de commerce du Grand Moncton, c’est une excellente nouvelle. Selon elle, la communauté d’affaires de Moncton est particulièrement créative. « Si on a des entrepreneurs qui travaillent fort et ont beaucoup de passion, on voit une différence ».

Des commerces oubliés

Ce développement économique ne se fait pas sans pot cassé. Tous les travaux causent des inconvénients aux commerces voisins. Par exemple, la construction de l’hôtel-boutique de la rue Queen force la fermeture de plusieurs rues au centre-ville.

Lilia Fraser est propriétaire du restaurant Pumphouse, situé dans l'une de ces rues présentement fermées. Elle affirme que cela nuit à son commerce. « C’est très difficile parce qu’on a tout simplement perdu l’accès au restaurant. Les clients doivent se stationner loin et c’est très compliqué pour les livraisons. »

Une saison touristique gâchée

Ce qui fâche le plus l’entrepreneure, c’est le moment choisi pour faire ces travaux. « Juillet et août sont des mois importants parce que c’est la saison touristique. » Cette année, les touristes ne passeront simplement pas dans la rue de son restaurant.

Lise Gallant, gérante du restaurant voisin, le Saigon Thaï, est quant à elle déçu du manque de communication. « Les commerces de la rue ont seulement été avisés quelques jours avant le début des travaux », déplore-t-elle.

« Il est trop tard maintenant pour des solutions, lance Lilia Fraser. J’aurais aimé que ça se passe autrement, qu’il y ait plus de planification et de discussions. Maintenant, je peux juste espérer qu’ils terminent le plus rapidement possible ».

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