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Des villes du Nord de l’Ontario déçues de l’annulation du projet Énergie Est

C'est la déception à Greenstone, dans le Nord de l'Ontario, alors que cette ville misait sur la construction de l'oléoduc pour garnir ses coffres.

Un texte de Caroline Bourdua

Le maire de Greenstone, Rénald Beaulieu estime à des centaines de milliers de dollars les sommes qui lui échapperont.

« Ça nous donnait des revenus de taxes municipales à cause des bâtisses qu’ils allaient construire, dit M. Beaulieu. Il y a aussi des emplois temporaires pendant la construction, mais ensuite quelques emplois permanents. »

TransCanada est déjà présente dans le paysage, a indiqué le maire Beaulieu

Selon ce qui était proposé, le gazoduc existant le long de la route 11, jusqu’à North Bay, aurait été transformé en oléoduc pour y faire passer le pétrole brut.

« Moi je pense qu’un projet comme ça était là pour rassurer et donner une valeur rajoutée au Nord de l’Ontario », dit le maire de Hearst Roger Sigouin, qui partage la déception.

Énergie Est avait aussi eu l’appui de la FONOM (fédération des municipalités du Nord-Est de l’Ontario).

Mais la ville de North Bay, avait émis des réserves, son maire Al Mcdonald voulant le statut d’intervenant lors des audiences, parce que de nombreux citoyens étaient inquiets.

La Chambre de commerce de l’Ontario estime que l’oléoduc aurait rapporté 4,2 G$ de dollars en retombée économique sur plusieurs années, dont 50 M$ en impôts fonciers dans la province, surtout pour les villes du Nord dont chaque dollar investi est vital pour l’économie.

« C’est une perte de 4000 emplois potentiels », indique le vice-président des relations gouvernementales de la Chambre de commerce de l’Ontario Karl Baldauff.

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