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Des voix réclament une exemption au moratoire sur la fracturation hydraulique au Nouveau-Brunswick

Des dizaines d'entrepreneurs et de résidents de la région de Sussex, au Nouveau-Brunswick, réclament la levée du moratoire sur la fracturation hydraulique dans leur région.

Ils ont participé à une conférence de presse donnée à Penobsquis, près de Sussex, jeudi matin. Ils ont expliqué que toute l'économie de la région dépend de la fracturation hydraulique. Ils demandent une exemption afin que les entreprises de la région puissent poursuivre leur travail.

L'entrepreneur Ulric Fournier, propriétaire du motel et restaurant où s'est déroulée la conférence de presse, a expliqué que son chiffre d'affaires avait considérablement diminué depuis l'imposition du moratoire. Ses chambres et son restaurant étaient presque entièrement occupés à longueur d'année avant le moratoire. Ce n'est plus le cas aujourd'hui.

« Avant le moratoire, il y avait plus de 15 employés ici, et maintenant il y en a seulement 3. Ça fait une grosse différence [pour] les personnes qui travaillaient ici. Il n'y a pas de clients. Maintenant, ce n'est pas certain, peut-être, on aura besoin de fermer huit mois par année », affirme Ulric Fournier.

L'entrepreneur Paul Bedford a déclaré qu'il n'y a pas de problème de « permis social » pour l'exploitation du gaz naturel à Sussex. Il a ajouté que la région souffre du moratoire.

L'agriculteur Stephen Moffett a expliqué qu'il s'entend bien avec l'entreprise Corridor Resources, qui est établie dans son voisinage. Cette dernière a d'ailleurs embauché ses enfants, a-t-il souligné.

Il y a une pétition qui circule, demandant au gouvernement de renoncer localement au moratoire.

La région de Sussex compte une trentaine de puits de gaz naturel. Depuis le moratoire, qui a été décrété en décembre 2014, l'expansion de ces activités est impossible. L'aménagement des puits contribue beaucoup à l'économie locale, ont affirmé les personnes rassemblées à la conférence de presse.

Le gouvernement a annoncé le mois dernier que le moratoire restait en vigueur « indéfiniment » parce que les conditions qu'il impose pour le lever n'ont pas été réunies. L'acceptation sociale est l'une des conditions. Or, la fracturation hydraulique est acceptée à Sussex depuis des années, et la région en a besoin, selon les personnes présentes à la conférence de presse.

Le chef intérimaire de l'opposition, le député progressiste-conservateur Bruce Fitch, était également présent. Il a déclaré que le gouvernement devait écouter les gens de la région.

Avec des informations de Michèle Brideau et de Pierre-Alexandre Bolduc

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