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Deux entreprises de la région demandent des visas pour les victimes du décret Trump

Shopify et Macadamian, deux entreprises respectivement localisées à Ottawa et à Gatineau, font partie des signataires d'une lettre qui demande au gouvernement de Justin Trudeau d'offrir des visas à ceux qui sont touchés par les interdictions d'accès aux États-Unis décrétées par Donald Trump.

Harley Finkelstein, chef d'exploitation de Shopify, une plate-forme de commerce électronique lancée en 2006 qui permet aux entreprises et aux individus de créer leurs propres magasins en ligne, a rappelé ses origines ukrainiennes, expliquant ainsi les raisons pour lesquelles il veux attirer les immigrants refusés aux États-Unis.

« Mon père était un immigrant quand le Canada a laissé 40 000 Hongrois entrer dans le pays pendant la révolution hongroise en 1955. Notre famille est ici grâce aux politiques inclusives et chaleureuses du Canada », a-t-il écrit en anglais, dans un courriel envoyé à CBC News. « Je ne l’oublierais jamais ».

Il a aussi souligné l'importance d'attirer « les meilleurs talents partout dans le monde ».

La lettre signée par des acteurs du secteur des technologies canadien salue le message de Justin Trudeau qui spécifiait Canada demeurerait une terre d'accueil et elle demande au gouvernement de faciliter l'obtention de visas aux immigrants qui seront concernés par le décret de Donald Trump, notamment ceux originaires des pays suivants : Irak, Iran, Libye, Somalie, Soudan, Syrie et Yémen.

Pour Alexandra Clark, directrice des politiques et des affaires gouvernementales à Shopify, « le talent n'est pas défini par les frontières ».

Outre Shopify, l'entreprise Macadamian, qui développe des logiciels notamment, fait aussi partie des signataires de la missive.

« Quand je regarde les gens autour de moi, mes amis et ceux qui travaillent avec moi, la plupart d'entre eux sont des immigrants de seconde ou de première génération », a expliqué à CBCNews et en anglais le PDG de l'entreprise, Frédéric Boulanger.

Il aimerait avoir l'occasion de collaborer avec certains des immigrants qui pourraient être concernés par le décret.

« Se positionner contre l'immigration, comme le font certains pays, est, je pense, une bonne occasion pour le Canada d'avoir la crème de la crème et de contribuer ainsi à notre économie et à la richesse de notre pays », a estimé M. Boulanger.

La lettre initialement lancée par le groupe Technologies sans frontières, a aussi été signée par de hauts responsables au Canada de Google et Facebook.

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