Ils ont été riches, très riches, trop riches? Ils ont un jour décidé qu’ils n’avaient pas besoin de leur fortune et s’en sont débarrassé. Voici 10 histoires inspirantes qui prouvent que, eh non, l’argent ne fait pas toujours le bonheur

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Crédit photo: David Livingston/Getty Images

Tom Shadyac, du jet set à la maison mobile

Tom Shadyac est le réalisateur des films Ace Ventura et Dr Patch, entre autres. Il vivait la vie des riches et célèbres d’Hollywood quand, en 2007, il a eu un accident de vélo qui lui a fait frôler la mort de près et qui l a par la suite décidé à mener une vie plus simple. Shadyac a donné sa fortune aux oeuvres caritatives, il a ouvert un abri pour les itinérants en Virginie, il a vendu son domaine de 17 000 pi carrés à Pasadena, en Californie et a déménagé dans une maison mobile de 1100 pi carrés, à Malibu.

Depuis il roule en vélo et s'occupe de répandre sa philosophie de vie dans des films, comme I am, un documentaire qu'il a réalisé sur son expérience. « Être confronté à ma propre mort m’a amené un instant de clarté et un but, explique-t-il dans I am. Si j’allais mourir vraiment, me suis-je dit, qu’est-ce que je veux dire avant de mourir? Il se dit aujourd’hui plus heureux que jamais.   * Sur la photo, le réalisateur Tom Shadyac lors d’un sommet à l’UCLA, en Californie, le 10 août 2013.

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Crédit photo: Photo: strangeorwhat.com

Frano Selak, l’homme le plus chanceux au monde

Frano Selak est surnommé "l’homme le plus chanceux au monde". Il y a de quoi, si ses dires sont vrais. Cet ex-professeur de musique, né en Croatie en 1929, aurait, selon ses dires, échappé sept fois à la mort au cours de sa vie, dans des circonstances toujours plus rocambolesques les unes que les autres. Il est entre autres tombé d’un avion, il a survécu à d'incroyables accidents de train, d’auto et autres — avant de gagner près d’un million de dollars à la loto en 2003, deux jours avant son 73e anniversaire.

En 2010, après s’être remarié pour une cinquième fois, avoir acheté deux maisons et un bateau, il a décidé de vendre tout et de donner tout l’argent qu’il lui restait à sa famille et à ses amis. Il est retourné vivre là où il vivait avant, dans la ville de Petrinia, en Croatie, où il entend vivre la plus simple des vies.  

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Crédit photo: startribune.com

Percy Ross, le journaliste millionnaire

Percy Ross est né en 1916 et est mort en 2001. Fils d’un vendeur de dope du Minnesota, sa vie a été plutôt rock&roll. Mais après un temps de galère, il s'est mis à faire fortune après avoir acheté une compagnie de sacs en plastique qui frôlait la faillite. En 1977, à 61 ans, il a remis plus de mille bicyclettes à des enfants lors d’une tête de Noël. L’année suivante, il a donné 20 000 $ à des spectateurs lors d’une défilé local puis, en 1983, il a commencé à écrire une chronique dans un journal, intitulée Thanks a Million Times (merci un million de fois).

Publiée dans 800 journaux pendant 16 ans, la chronique de Percy Ross a connu beaucoup de succès et des milliers de gens lui ont écrit pour lui demander de leur donner de l’argent. Il a écrit sa dernière chronique en 1999, en déclarant qu’il avait donné 30 millions, soit toute sa fortune, et qu’il remerciait ses lecteurs pour le vrai bonheur qu’il avait connu en la partageant avec eux. 

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Crédit photo: lefigaro.fr

Karl Rabeder, le millionnaire qui a choisi le bonheur

Le millionnaire autrichien Karl Rabeder a donné toute sa fortune de 5,5 millions de dollars en 2010. Après une enfance pauvre, Rabeder a fait fortune dans une entreprise d’objets artisanaux avant de comprendre qu’elle ne lui apporterait pas le bonheur. L'homme de 47 ans a vendu sa compagnie florissante et mis sur pied le projet Greenhouse, une plateforme de microcrédit qui vient en aide aux orphelins d'Amériques centrale et latine en leur offrant la formation et le financement pour devenir des agriculteurs verts et autonomes.. Il y a mis toute sa fortune personnelle. « Tout ce dont j’ai besoin tient dans un sac à dos, a-t-il expliqué. C’est un voyage en Amérique du Sud qui lui a ouvert les yeux. « J’ai réalisé que la plupart des gens pauvres qui vivent là-bas sont beaucoup plus heureux que l’Européen moyen.

La publicité nous dit qu’il faut posséder le dernier jean de marque ou une grande maison, mais les gens qui possèdent tout cela n’ont pas l’air plus joyeux ». Depuis qu’il a donné son argent à la fondation, Karl vit seul, avec 1000 euros (1500 $) par mois, dans une petite maison dans les Alpes  et dit se sentir « libre, à l’opposé de pesant ». Mais il ne juge pas ceux qui choisissent de conserver leur fortune. « Je n’ai pas de conseils à donner à quiconque. Moi, j’ai juste écouté la voix de mon coeur et de mon âme ». * Sur la photo, Karl Rabeder, un an après avoir tout donné. 

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Crédit photo: Neil Averitt/Chicago Tribune/MCT via Getty Images

Yevgeny Pushendo, l’homme d’affaires qui devient moine

Dans les années 1990, l’Union soviétique s’était démantelée et les gens pouvaient y poursuivre leurs rêves. Celui de Yevgeny Pushendo avait été de construire une manufacture de vêtements dans sa ville natale, Vlodivostok. Les affaires allaient bien, il avait 50 employés, mais Pushenko se sentait vide. Un jour, il rassembla ses amis et leur remit les clés de son usine en annonçant qu’il voulait être moine et faire un pèlerinage jusqu'à Jérusalem. Pendant trois ans, Pushenko a marché 15 000 kilomètres et traversé de nombreux pays avant d'atteindre sa destination.

Le voyage ne fut pas sans embûches, on l’imagine, que ce soit à cause des températures extrêmes ou de la suspicion des autorités, mais c’est, dit-il, sa foi qui lui a donné le courage de continuer. Une fois son pèlerinage terminé, Pushenko s’est enfermé dans le monastère du mont Athos, en Grèce, où il vit depuis.   * Sur la photo, le monastère de Grigoriou sur le mont Athos, en Grèce, où les moines vivent en reclus depuis mille ans. 

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Crédit photo: Jon Bennion-Pedley

Jon Pedley, d'une demeure à 1,5 million à la hutte de terre

Jonathan Bennion-Pedley l’a eu à la dure longtemps : pauvreté, alcool, vols et fraude, jusqu’à ce qu’il rencontre une femme (mariée, qu’il a épousée puis divorcée par la suite) qui lui prête de l’argent pour qu’il démarre sa compagnie. Jon passe de la déchéance au grand luxe, mais ne cesse pas pour autant son style de vie. En 2002 il a un accident alors qu’il est ivre au volant. Il frôle la mort, entre dans le coma pendant six semaines, auquel il survit, transformé.

En 2010, il donne toute sa fortune après avoir vendu ses entreprises et sa demeure de 1,5 million $. Il construit ensuite une hutte de terre en Ouganda et se met à travailler pour un orphelinat local qui abrite des petits Ougandais, mais aussi des enfants britanniques au passé chargé. « J’ai vécu une existence très égoïste, a déclaré Jon Pedley. J’ai été condamné pour des crimes, j’ai dormi sous les ponts, j’ai été alcoolique, j’ai eu des aventures et j’ai brisé la vie des gens autour de moi et la mienne. J’ai toujours mis la quête de l’argent au-dessus de tout. » * Sur la photo, Jon Pedley et sa femme. 

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Crédit photo: Feature China

Yu Panglin, tout pour les oeuvres, rien à ses fils

Parce qu’il croit que ses fils doivent connaître la valeur de l’argent et la détresse que vivent les pauvres, comme lui-même l’a connu dans sa jeunesse, le magnat du secteur immobilier et hôtelier chinois Yu Panglin ne leur laissera rien à sa mort. En 2010, alors déjà octogénaire, il a annoncé qu’il donnait tout ce qui lui restait de sa fortune — 470 millions $ — à la fondation caritative qui porte son nom.

Cette fondation, qui vaut aujourd’hui un peu plus d’un milliard $, vient en aide aux Chinois les plus démunis (elle a, par exemple, payé une chirurgie de la cataracte pour 40 000 d’entre eux). « Ce sera mon dernier don. Je n’ai plus rien à donner », a-t-il annoncé à Shanghai en avril 2010 lors d’une réunion de riches Chinois. 

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Crédit photo: twitter.com/TheFactsBook

Zell Kravinsky, l’homme qui donne jusqu'à un rein

Au début des années 1990, Zell Kravinsky, un professeur de Philadelphie, a emprunté de l’argent et acheté quelques propriétés. Il s'est retrouvé quelques années plus tard avec un portefeuille valant plusieurs millions de dollars. Mais ce n’était pas pour lui le style de vie des riches de ce monde et il voulait plus que juste engraisser son compte de banque. En 2001, il a commencé à donner de l’argent et des terres à divers organismes de charité.

Quand il eut atteint les 45 millions de dollars en dons, sa famille et ses amis se sont inquiétés, mais Kravinsky leur répondait que de l’argent, il pouvait toujours en faire si besoin était, mais que même alors, il le donnerait. Zravinsky a poussé sa philanthropie jusqu'à faire don de l’un de ses reins à une parfaite inconnue, un geste qui a soulevé bien des louanges, mais aussi bien des critiques.  

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Crédit photo: moz.com

Chuck Feeney, le philanthrope de l’ombre

La plupart d’entre nous ont entendu parler de la générosité des Warren Buffett et Bill Gates, mais qui connait Chuck Feeney? C’est pourtant lui qui les a inspirés. Depuis 30 ans, le milliardaire américain a donné 6,2 milliards de dollars de son vaste empire financier à des oeuvres de charité et des causes humanitaires de par le monde. On estime que le milliard et les trois cents millions de dollars qui lui restent auront disparu dans d’autres mains d’ici 2016 et que sa fondation sera fermée d’ici 2020. Chuck Feeney, qui a fait fortune dans les magasins hors taxes, a toujours déclaré qu’il voulait mourir sans le sou.

Sa fondation a investi près de 7,5 milliards de dollars dans les soins médicaux directs, la réforme de l’immigration, l’éducation, la justice pénale et les initiatives de paix. Elle a soutenu des campagnes pour l’égalité des mariages et contre la peine de mort et a donné 25 millions pour faire avancer la réforme de l’assurance-maladie américaine. Chuck Feeney a donné tout ce qu’il avait, il n'a gardé que quelques modestes provisions pour ses quatre filles et son fils qui ont traversé l’adolescence en travaillant comme femmes de chambre, serveurs, ou commis. « Je veux que le dernier chèque que j’écrirai rebondisse », a déclaré l’octogénaire irlando-américain.   

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Crédit photo: bq-magazine.ca.uk

Brian Burnie, l’homme d’affaires et de coeur

Il investissait dans plusieurs oeuvres de charité depuis longtemps, mais c’est la vue de sa femme, affectée d’un cancer du sein, qui a poussé l’homme d’affaires britannique Brian Burnie à faire quelque chose de plus.

En 2009, il a vendu son domaine de dix acres, comprenant maison, spa et hôtel de luxe, pour fonder un organisme de charité destiné à accompagner et à transporter gratuitement les patients anglais atteints du cancer vers leurs hôpitaux. Puis, en 2012, le septuagénaire a vendu sa deuxième maison, où il résidait avec sa femme depuis la vente de la première, d’une valeur d’un million de dollars, argent qu' et a donné l’argent à l’organisme. Le couple vit en toute frugalité depuis, parait-il.  
Par Sympatico Actualités