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Droit préliminaire antidumping : seul le N.-B. est touché en Atlantique

Le secrétaire américain au Commerce, Wilbur Ross a fait savoir lundi qu'il était approprié d'exempter la Nouvelle-Écosse, l'Île-du-Prince-Édouard ainsi que Terre-Neuve-et-Labrador des taxes frontalières, comme demandé par l'industrie américaine ainsi que les autorités canadiennes.

Ces trois provinces, la Nouvelle-Écosse, l'Île-du-Prince-Édouard ainsi que Terre-Neuve-et-Labrador, ne représentent que deux pour cent des importations américaines de bois de sciage.

Le Nouveau-Brunswick ne sera pas exclu, comme c'était le cas lors de la première vague de droits compensateurs imposés en avril.

Les producteurs devront payer des droits préliminaires jusqu'à ce qu'une décision finale soit prise plus tard cet été.

Le gouvernement du Nouveau-Brunswick, toujours contre la position des État-Unis

Le président du Conseil du trésor du Nouveau-Brunswick Roger Melanson reste sur ses positions : « Notre position dans ce dossier demeure la même : notre gouvernement est en profond désaccord avec la décision d’imposer des droits injustes et inéquitables aux importations de produits de bois d’œuvre résineux. Les droits antidumping imposés aujourd’hui, en plus des droits compensateurs annoncés en avril, sont injustes, en particulier pour les employés, les familles et les communautés qui sont directement touchés par cette décision. Les exportations de bois d’œuvre résineux vers les États-Unis créent des emplois au Canada et aident à garder les coûts de construction concurrentiels pour les familles américaines. Il s’agit d’un produit important que les entreprises du Nouveau-Brunswick exportent et dont les familles américaines ont besoin. C’est le message que nous continuerons à transmettre aux décideurs américains. Il est important de noter que les droits compensateurs ainsi que la détermination de l'existence d'un dumping sont des décisions préliminaires et qu’elles ne constituent en rien des décisions finales. Nous avons des arguments solides, et nous continuerons à nous battre pour obtenir une entente équitable pour le Nouveau-Brunswick, ainsi que pour l’industrie, et nos partenaires du gouvernement fédéral ».

Forest NB et le groupe des producteurs de bois d’œuvre du Nouveau-Brunswick sont déçus de l’annonce du département du commerce des États-Unis concernant les droits antidumping de 6.87 % imposés aux producteurs canadiens de bois d’œuvre.

Selon Mike Légère, PDG de Forêt NB ce coût additionnel va nuire une petite entreprise : « Je dirais qu’à moyen terme, d’ici six mois, nous allons voir comment ça va affecter les conditions des usines, mais quand nous ajoutons un tarif par-dessus l’autre qui existe, on est plus capable d'absorber c’est coûts pour une plus longue durée ».

Monsieur Légère reste confiant et il croit que David Wilkins, l'envoyé spécial du Nouveau-Brunswick aux États-Unis pour le dossier du bois d'oeuvre peut encore jouer un rôle important : « Il y a encore beaucoup de jeux que nous pouvons faire avant que ça se retrouve devant les tribunaux, après ce point-là il y a les appels, pis ça ça prend du temps pis ça coute de l'argent et c'est là que les plus petites usines ne pourront pas attendre toute ce temps-là ».

Le Conference Board du Canada a dit que les droits compensatoires américains coûteront 1,7 milliard $ en un an aux producteurs canadiens et se traduiront par une réduction de 2200 emplois.

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