Malgré l'achalandage des cabanes à sucre au Nouveau-Brunswick, les acériculteurs craignent une saison aussi difficile que l'an dernier.

Les températures changeantes des dernières semaines ne sont pas bonnes pour la production et la saison pourrait être plus difficile que prévu.

Certaines cabanes à sucre ont ouvert il y a environ quatre semaines, soit un peu plus tôt qu'à l'habitude. Mais, si le temps clément fait venir les gourmands, la récolte n'est pas pour autant facile.

« Si on fait une vingtaine de gallons, ce sera pas mal ce qu'on fera ici », explique l'acériculteur Alderic Colette.

Dans ses seaux, M. Colette constate une maigre récolte. L'eau des érables coule à petites gouttes et la saison ne s'annonce pas très généreuse.

L'acériculteur estime qu'il récoltera quatre fois moins d'eau qu'espéré après un hiver 2015 déjà difficile. Cette année la douceur de l'hiver a avancé la récolte, mais la fraîcheur du printemps l'a arrêté net.

« Deux années comme ça c'est difficile, donc on achète du sirop quand on doit. On a été capable d'avoir un petit peu de sirop cette saison qu'on a coulé pour deux semaines quand c'était plus chaud, mais la température a encore baissé », explique le gérant de la cabane à sucre La Causerie, Alexandre Hochmutch.

Il faut donc être prévoyant et s'approvisionner ailleurs. Les propriétaires de cabane à sucre espèrent que la saison se poursuivra jusqu'au début mai.

Toutefois, ces derniers misent surtout sur l'an prochain pour faire le plein de sucre d'érable.

« On en a besoin. On attend une bonne bonne saison pour le sirop. Oui l'année prochaine je veux avoir les lignes dans les arbres, puis ça va être une bonne saison pour nous », soutient M. Hochmutch.

Un hiver 2017 abondant permettrait au Nouveau-Brunswick de garder sa place de troisième producteur mondial.

D'après le reportage de Clara Baillot

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