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Économie du N.-B. : un plan pour sortir la province du marasme

Le gouvernement Gallant, au Nouveau-Brunswick, veut tenter de relancer l'économie de la province en s'appuyant sur un nouveau plan qui détermine les forces existantes et les possibilités de croissance de l'économie provinciale.

Il cite dans son Plan de croissance économique du N.-B. rendu public mardi, cinq « piliers » d'intervention :

  1. le renforcement de la main-d'oeuvre
  2. le renforcement de l'innovation
  3. l'accroissement des investissements du secteur privé
  4. des investissements accrus dans les infrastructures
  5. une plus grande souplesse dans l'ensemble de l'économie

Le plan note que le niveau d'emploi est resté « stagnant » dans la province, depuis la récession de 2008, alors que d'autres provinces s'en sont sorties avec une certaine croissance et de nouveaux emplois nets.

Il ajoute que la « faiblesse de l'économie a limité la capacité du gouvernement de financer les services publics nécessaires ».

Pour corriger le tir, le gouvernement Gallant estime qu'il faut notamment freiner le déclin de la main-d'oeuvre et « combler le fossé de l'innovation ».

Il propose une intervention tous azimuts, qui ne néglige aucune possibilité de croissance. Son plan vise « des coups sûrs et des doubles ainsi que des coups de circuit ».

Une liste de 12 possibilités a été dressée. Elle comprend le développement d'un réseau électrique intelligent, l'augmentation du nombre de nouveaux fermiers, une industrie de la cybersécurité ou encore le développement d'une industrie de la marijuana suivant la légalisation du produit.

Chaque ministère provincial devra maintenant élaborer un plan axé sur ces possibilités de croissance. Ces plans comprendront des objectifs et des cibles concernant la création d'emplois et les recettes fiscales.

Le gouvernement Gallant note que les provinces qui ont misé sur des secteurs en particulier - comme l'Île-du-Prince-Édouard avec son industrie de l'aérospatiale - ont été récompensées.

Il cherchera à imiter ce succès. Pour y arriver, il tentera d'unir derrière son plan tous les acteurs économiques, soit le gouvernement provincial, les gouvernements locaux et les entreprises.

Des solutions qui manquent

L'opposition estime que dans son document, le gouvernement a bien compris les défis auxquels fait face la province.

Toutefois, ce sont des moyens concrets pour réaliser les objectifs énumérés qui manquent. Idem pour un échéancier pour leur mise en oeuvre.

« Il n'y a rien qui puisse être mesuré pour voir si le plan fonctionne ou pas », déplore le chef de l'opposition officielle, Bruce Fitch.

Du côté du Conseil économique du Nouveau-Brunswick, on accueille favorablement certains des objectifs énumérés dans le plan.

« C'est bien de voir que maintenant chaque ministère a vraiment une tâche de développement économique, ils doivent vraiment avoir ceci en tête quand ils prennent leurs décisions », soutient le directeur général du conseil, Thomas Raffy.

Mais l'organisme voudrait maintenant voir quelles mesures seront prises.

« Le plan propose certaines possibilités, propose certaines orientations stratégiques, mais nous voulons aussi voir concrètement comment est-ce qu'on peut se rendre à ces objectifs-là, quels sont les chiffres à atteindre, les montants à atteindre bien évidemment », affirme M. Raffy.

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